Présentation
Nom : DelacroixPrénom : Joanne-Alucard Age : 30 ansCaractère: Une personne gentille et attentionnée mais qui a son caractère et sa fierté. Minutieuse dans le travail, elle le mènera jusqu’à son terme même si cela doit lui prendre des jours et des jours.Apparence physique : Fine et plutôt élancée, elle a les cheveux châtains et les yeux bleus. Malgré sa fragile apparence c’est une auror endurcie qui porte plus qu’autre chose les tenues de combats des aurors si utiles lors de ses heures si sombres. Niveau magique
Spécialité : Endoloris - Avada Kedavra
Particularité : (nc)
Histoire
Parcours : Elevé à la frontière du rideau de fer avec l'Europe de l'est avec son jumeau par son père Vaan et sa mère Helena elle est envoyée à l'âge de 11 ans faire sa scolarité en Angleterre dans la prestigieuse école de Poudlard. Enfant prodige elle est tout de suite remarquée elle et son frère par ses professeurs grâce une pratique de la magie peu répandue et parfois carrément méconnue que ses parents lui avaient montré.
Ses excellents résultats lui permirent de finir sa scolarité à 17 ans malgré avoir passé deux ans d’hospitalisation à Saint Mangouste des suites à un grave accident.
A 17 ans donc, elle commença ses études pour devenir Auror et cinq ans plus tard elle obtint enfin son diplôme à l'académie à un âge record jamais vu auparavant.
Son frère exerçait déjà le métier depuis deux années, avant qu’elle ne put le rejoindre. Ils restèrent ensemble pour accomplir les missions que leur confiait le Ministère pendant environ trois ans.
Lorsque la nouvelle de l'évasion de Sirius Black se répandit, Jean-Osten Delacroix disparu complètement de la circulation du jour au lendemain. (Il est avéré aujourd'hui que l'évasion de l'un et la disparition de l'autre n'avaient en réalité pas de points communs.)
Joanne eut du mal à se remettre de sa disparition subite et faillit arrêter d’exercer son activité au sein du gouvernement magique. Finalement elle passa outre le choc et décida de continuer à vivre. Elle excella dans le métier d’auror pendant cinq ans.
Quant à Jean-Osten, il resta introuvable pendant cinq ans, jusqu'à ce qu'un jour des rumeurs se firent entendre sur son éventuel retour dans la société magique au sein de la plus grande instance judiciaire : le Magenmagot.
Rencontre avec Maugrey Fol Œil :Cinq ans plus tôt, un mois après la disparition de l’auror Jean-Osten Delacroix.
Il était tard et j’avais au moins tous les muscles du dos complètement endoloris. J’étais restée assise près de deux heures sur les inconfortables chaises de la salle d’attente à l’accueil du ministère de la magie, dans l’antichambre du bureau des aurors.
Oui, deux heures, j’étais arrivée à cinq heures et le pendule en affichait désormais sept. Il me démangeait de rentrer chez moi, pour prendre une bonne douche, un bon repas et se plonger dans les couvertures chaudes et douces de mon lit pour s’y rouler en boule et oublier. Oublier toute l’inquiétude qui me rongeait de l’intérieur.
Mais non. Au lieu de cela je devais attendre pour ma convocation dans le bureau du directeur des affaires et services des aurors simplement pour justifier la lettre de démission que j’avais glissé quelques heures plus tôt sous la porte de la chambre.
Quand enfin la porte s’ouvrit et qu’on énonça mon nom, je me levais précautionneusement, en prenant tout mon temps. On m’avait fait désirer, et je prenais tout autant plaisir à inverser le rôle. A pas lents, j’entrais dans le bureau et l’on referma automatiquement la porte derrière moi par le mécanisme magique.
Des tableaux suivirent du regard ma progression jusqu’à ce que je fusse en face du bureau, devant l’homme qui y trônait tel un roi sur son royaume.
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Monsieur Maugrey. Dis-je poliment.
Il courba la tête tout en murmurant un vague «
Comtesse Delacroix. » et m’indiqua le fauteuil pour que je m’assoie. Tendue, je m’exécutais et attendis que le vieil auror prenne la parole. Je redoutais cette entretien car je savais au fond de moi que la lettre de démission que je lui avait remise ne reflétais pas ma réelle volonté de quitter l’organisation auror mais plutôt le désespoir de savoir que mon frère rôdait quelque part dans la nature et qu’il n’était pas encore rentré depuis près d’un mois.
Personne n’en avait parlé, ni les journaux, ni les politiques. Pas encore en tout cas. Pas tant qu’on n’aurait pas retrouvé le corps mutilé de son frère. A ce moment là on pourrait faire un bon papier et un bon débat. Les rumeurs sur l’évasion de Black courrait bon train et la disparition subite de Jean ainsi que les sombres démêlés inconnus de la populace qu’avaient opposé les derniers Delacroix lors de la montée en puissance du seigneur des Ténèbres ne faisait qu’amplifier ces rumeurs parmi les mieux informés mais n’empêchait cependant pas une vague de malaise envahir la communauté sorcière. En tout cas le ministre, Fudge, avait toujours démenti que Black et Jean avait un rapport quelconque l’un avec l’autre et le directeur des aurors, Scrimgeour, gardait un silence de plombs qui ne laissait présager rien de bon.
Dans cette vague crise, Maugey, le vieil auror boiteux et pourtant toujours présents et bon pour le service malgré le poids des années et des combats, se tenait bien droit assis dans son fauteuil devant moi et me toisa de son regard effrayant pendant que je m’asseyais à l’endroit qu’il m’avait indiqué.
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J’aimerais vous demander pourquoi vous nous quitter si vite, Comtesse.Je m’éclaircis la gorge mal à l’aise. Déjà ma résolution vacillait. Qu’allais-je faire si je quittais les aurors ? Je perdrais mes contacts et par là même les informations qui pourraient me parvenir concernant mon frère et les activités du clan des ténèbres. Pourtant le froid qui grandissait dans mon cœur me hurlait de tout laisser tomber, de me rouler dans mon lit, de dormir, d’oublier…
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Je vous ai déjà donné mes raisons dans la lettre de démission que j’ai remis au secrétaire ce matin, monsieur. Voulez vous que je vous les redise de vive voix ?Maugrey renifla d’un air méprisant.
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Ce ne sera pas nécessaire, votre demande de retrait du service est refusée pour les seules raisons que vous avez donné.-
Mais… Je restais un moment ne sachant que dire avant de me reprendre :
Vous ne pouvez pas refuser une lettre de démission et je ne tolèrerait pas que…-
Vous tolérerez ce que je vous demanderais de tolérer tant que vous serez sous mon service, Comtesse. Je suis votre supérieur hiérarchique et vous n’avez aucun droit de me parler si effrontément. Or je vous dis que vous ne pouvez pas démissionner donc vous ne démissionnerez pas.Je me taisais interdite. Que signifiait ce refus si catégorique ? Il y avait pas mal de problème dans la communauté magique avec Sirius Black en cavale mais pour le moment rien n’indiquait que l’administration ne pouvait pas se passer d’un auror, en début de carrière qui plus est !
Je compris qu’on me cachait quelque chose. Quelque chose qu’il était gênant que je découvre et que Folœil tant ait de me faire comprendre. Une chose en rapport avec mon jumeau…
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Que lui est-il vraiment arrivé ? demandai-je sans ambages.
Maugrey toussota mal à l’aise pour la première fois. Nous y étions, il me l’indiquait clairement.
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Nous n’avons aucune information sur le comte Jean Delacroix. Il se tut un moment.
Ah. J’avais oublié. Il semblerait qu’un groupuscule inquiétant se soit manifesté dans l’est de l’Europe. Je suis désolé mais je dois supervisé le problème je n’ai guère plus de temps a vous consacré auror Delacroix. Venez demain prendre vos ordres à mon secrétaire. Bonne nuit.Je le regardait bouche bée pendant un moment. J’ouvris et fermais la bouche à plusieurs reprises mais aucun son ne parvenait à sortir de ma gorge.
A L’EST ???Je me levais lentement. Ce n’était pas possible. A l’est… Il me fallait un bon remontant. Je souhaitais de tout mon cœur rentrer au plus vite chez moi et finir la bouteille de que j’avais commencé… et en ouvrir une autre. Je sortis du bureau et au moment où j’allais fermer la porte, Maugrey souffla :
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Je dois aussi vous transmettre le bonjour de Vaan. Il s'ennuie un peu mais il va bien.Cette nouvelle m’anéantie. Vaan était mêlé à l’affaire.
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Oh Jean… Dans quel pétrin t’es-tu encore fourré ?
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Que les lumières s'éteignent et qu'arrive la nuit.