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Sawyer Dépressif

Nombre de messages: 351 Age: 26 Date d'inscription: 20/10/2006
 | Sujet: The seventh sword Mar 20 Mai - 17:01 | |
| La place du soleil de Venise était baignée d’une lumière dorée en ce grand jour de Carnaval. Des centaines de silhouettes aux visages figés dansaient sur la grande place, et des instruments enchantaient le lieu d’une musique entraînante. Une gigantesque farandole défilait tel un long serpent aux écailles de mille couleurs au rythme du chant des instruments. La foule d’anonyme se pressait dans l’euphorie générale, une gaieté qui transparaissait même au delà des visages de papier mâché, et tout n’était plus que fête. Ils semblaient comme fous, comme si une très grande folie communicative et puissante s’était emparée d’eux en ce douze janvier, et qu’elle comptait les amener très certainement jusque au bout de la nuit. Sawyer marchait à pas légers parmi la masse, ses traits dissimulés eux aussi par un masque, mais un masque qu’il avait porté à de nombreuses occasions : c’était le masque que lui avait donné Maugrey plus d’un an auparavant. Contrairement aux belles étoffes rouges, azurs, blanches ou dorées dont étaient vêtus la foule de gens qui l’encerclait dans un gigantesque tumulte, lui portait un grand manteau noir de voyage usé, dont la capuche ne laissait paraître que les formes comme pétrifiées de son masque. Il s’arrêta un instant, bousculé de chaque coté par des fêtards enjoués, et chercha du regard un endroit où Samaëlle pourrait le plus facilement l’apercevoir sur la place. Bien sûr, Sawyer le savait, cela signifiait aussi s’exposer un peu plus. Dire que le risque l’effrayait presque désormais, on était loin du temps où il fonçait tête baissée vers le danger. Aujourd’hui il analysait les situations, faisait autant confiance à sa réflexion qu’à son instinct, chose que les gens qui l’avaient connu auparavant n’aurait probablement pas cru possible. Sawyer continua à traverser la foule en jouant des coudes, pour finalement se détacher du noyau central et atteindre un point de la place où l’air était plus respirable. Plus loin encore se trouvait un petit pont de pierre sous lequel passait l’eau polluée de la ville, qui menait à un vieux Monastère qui paraissait tristement abandonné en comparaison. Il serait parfait si jamais elle venait. Mais allait-elle venir ? Il n’en savait trop rien. Peut-être que la nouvelle Londres l’avait changée au point qu’elle veuille oublier son ancienne vie. Après tout, combattre Lord Voldemort alors qu’il est au sommet de sa puissance, si cela peut en exciter certains, cela en effraie forcement d’autres. Ou alors elle croirait à un piège. Mais qui voudrait piéger Samaëlle Keyne, botaniste de son état ? Ses ennemis n’ayant nul besoin d’user d’un tel stratagème. C’était une des raisons pour laquelle il avait choisi Venise. Maugrey adorait cette ville, pour une raison qu’il ignorait d’ailleurs. Mais le fait de l’inviter ici c’était comme lui dire « Les Vénitiens ne sont pas morts. » Elle comprendrait sûrement, le vieux n’avait pas choisi ses gens au hasard, sauf peut-être pour Morgan Duprès. La fanfare redoubla d’intensité, faisant résonner les cuivrés dans toute la grande place et même au delà avec un son assourdissant. Comme pour lui répondre, les différents orchestres placés stratégiquement au quatre coins de la ville firent eux aussi chanter plus bruyamment leurs instruments. Sawyer regarda tout ces gens qui lui semblaient heureux, même en portant un masque aux traits tristes ou mélancoliques. Mais il le savait, bientôt ici aussi ça serait la propriété de Voldemort, comme tout le reste de l’Europe, et sûrement du monde si on ne l’arrêtait pas. Il lui semblait effrayant qu’un seul homme puisse ainsi s’approprier le monde, mais il espérait que cela marcherait aussi dans l’autre sens. Sawyer pensa brièvement à Harry Potter et à ses deux acolytes qu’il avait vu sept mois auparavant. Il était l’homme le plus recherché d’Angleterre d’après ce qu’il savait. Peu étonnant, mais c’était comme admettre pour Voldemort qu’il était l’élu, et désormais Potter devait être encore plus discret qu’il ne l’était déjà s’il voulait garder sa vie. La notion de crime n’était désormais plus la même en ce nouveau royaume du mal. Oui, il semblait qu’un voile de nuit s’était emparé de Londres. Une Londres où il avait tant à faire. Le pays si lointain l'appelait, comme un chant de sirène. |
|  | | Samaëlle Sorcière

Nombre de messages: 266 Age: 27 Localisation: Londres Emploi: Biologiste Date d'inscription: 21/10/2006
 | Sujet: Re: The seventh sword Ven 23 Mai - 22:00 | |
| C’est si joli Venise. Pourquoi ne pas m’y rejoindre ? Nous pourrions nous balader main dans la main, ou même allongés sur une gondole en amoureux, nous remémorant nos nombreux et idylliques moments passés.
Je t’y attends, le douze janvier, sur la grand place du Soleil de Venise.
Ton adoré, Sawyer. Samaëlle serrait le petit bout de papier dans sa main, un sourire au coin des lèvres. Il n'y avait que ce farfelu de Sawyer pour pondre pareille invitation. Une seconde, arrivée seule à Venise, boitillante, à peine vêtue et sans baguette, elle avait eu un doute. Certes, elle ne représentait rien aux yeux des mangemorts, tout du moins jusqu'à ce que son identité reste couverte, mais il n'était jamais bon que ses ennemis apprennent que l'on a fait parti d'un groupe visant à les détruire et elle ne savait rien de ce qu'ils savaient. Un frisson la parcourut, la brise froide de janvier faisait des vagues de chair de poule sur sa peau nue. Elle ne savait pas du tout où elle était ni où elle devait aller mais la jeune femme était sereine, elle savait qu'elle finirait par trouver le sorcier qu'elle cherchait. Elle passa devant un étal qui vendait des tuniques et des masques vénitiens. Elle en caressa un du bout du doigt, troublée. C'était ironique la façon dont se présentait les choses. Elle avait porté un masque similaire à Londres et tout le monde la dévisageait. Maintenant qu'ici, à Venise, elle n'en avait plus, et ç’en devenait presque un crime, si bien qu’elle retrouvait ce même regard. S’il y avait un sens caché à comprendre, ç’aurait été qu’elle avait abandonné son poste de Vénitienne et qu’elle se devait de le récupérer sous leurs yeux accusateurs. Samaëlle tâta ses poches mais ne trouva pas un sous, pas plus qu’une quelconque arme ou objet pouvant la défendre. Depuis son court épisode de vie dans la capitale anglaise, elle se sentait plus sûre d’elle qu’avant, plus forte aussi, et cela même si sa baguette lui faisait défaut. Samaëlle continuait à traverser la foule, scrutant chaque masque, chaque recoin, chaque ruelle. Elle arriva bientôt au bout de la place et fit une pause pour respirer un peu. Elle s’assit sur un banc de pierre uniquement occupé par une vieille dame se régalant du spectacle en donnant à manger aux pigeons. Une silhouette en noire attira instantanément l’œil de la jeune femme. Après l’effusion de couleurs vives, c’était comme tomber dans un puit profond, plus elle le regardait, plus elle se sentait vaciller. Elle secoua énergiquement la tête pour sortir de cet état et se frotta la tempe qu’elle avait douloureuse. Elle prit une petite boîte orange qu’elle avait pris soin d’emporter et avala deux comprimés blanc contenu dedans. Immédiatement la douleur s’estompa. Samaëlle se leva et s’approcha un peu de l’homme qui attendait près d’un vieux pont. Lorsqu’elle fut assez près pour croiser son regard, elle sursauta. Lui fit volte-face pour emprunter le chemin derrière lui, menant à une vieille bâtisse à caractère religieux. Elle ne l’avait pas reconnu tout de suite mais il s’agissait bien du masque qu’utilisait autrefois Sawyer lors de leurs sorties en public. Ainsi donc elle avait réussi à le retrouver. Intriguée qu’il s’enfuit de la sorte, elle accéléra le pas pour le suivre, même lorsqu’il pénétra les lourdes portes du monastère. L’air y était humide et renfermé, à l’image du lieu clos qu’il était. Elle le suivit dans un couloir, puis un autre. Les fenêtres laissaient entrer de faibles faisceaux de lumière, il y avait donc plus d’ombre que de clarté et elle eut tôt fait de le perdre. Elle continua lentement sa marche, regardant un peu partout, de plus en plus inquiète du comportement de son ancien équipier. Sa douleur à l’orteil se réveillait peu à peu et son boitillement augmentait de plus en plus. Elle s’arrêta un instant et s’accouda à une fenêtre. Elle cligna des yeux à cause du contraste malgré la pâleur du soleil et apprécia la vue qui lui était offerte. Elle n’était jamais venue à Venise et elle n’arrivait pas à décider si elle trouvait le charme de cette ville envoûtante ou seulement qu’elle subissait la publicité qu’on en faisait. Elle joua du bout des doigts avec le V de son bracelet d’or, un sourire triste sur les lèvres. Samaëlle finit par chasser ce souvenir de ses pensées et se redressa pour repartir à la recherche du mystérieux Sawyer lorsqu’elle sentit une main agripper son poignet et le serrer jusqu’à ce qu’elle soit obligé d’ouvrir la main de douleur. Cela fit enfin comprendre la dangerosité de la situation à la jeune femme qui tenta de se débattre, sans résultat. Son agresseur devait être un homme car en usant de sa force, il pu la retenir aisément. Elle sentit le contact d’une baguette contre son cou et elle se calma instantanément, elle ne pouvait pas lutter contre ça. Son cœur battait la chamade, elle se sentait ridicule d’avoir suivi un parfait inconnu dans ce monastère. Après tout, rien ne lui prouvait que c’était Sawyer. Pourquoi l’aurait-il attaqué ? Et si ce n’était pas lui qui était dans son dos, qui était-ce ? _________________ Le meilleur moyen pour apprendre à se connaître, c'est de chercher à comprendre autrui. |
|  | | Sawyer Dépressif

Nombre de messages: 351 Age: 26 Date d'inscription: 20/10/2006
 | Sujet: Re: The seventh sword Sam 24 Mai - 21:43 | |
| Le couloir humide et froid du monastère était désert, c’était pour cela qu’il l’avait choisi. Personne ne viendrait ici alors que la fête battait son plein sur le place. Personne n’entendrait rien non plus. Sawyer bloqua complètement la jeune femme en lui tordant le poignet, et fit sentir le bout de sa baguette à sa gorge nue. Tout ceci ne pouvait désormais avoir que des issus. Il rapprocha son visage masqué de l’oreille de Samaëlle, et d’une voix dure et profonde, il demanda : - Quelle est la dernière chose que Sawyer a dit à Samaëlle Keyne ? On avait suffisamment tenté de le berner pour que Sawyer en devienne extrêmement vigilant. Le corps qu’il retenait prisonnier entre ses bras était tendu et son souffle rapide. Elle ne dit rien pendant plusieurs secondes, puis récita la phrase demandé le ton presque neutre. - On a rarement ce qu’on cherche, on a souvent ce qu’on ne cherche pas. Instantanément Sawyer relâcha toute pression, car il en était sûr maintenant, cette jeune femme aux cheveux roses bonbon était bien Samaëlle. Il la tourna vers elle, avec beaucoup plus de douceur cette fois, et portant sa main à son masque, il l’enleva, avant de retirer sa capuche qui retomba sur sa nuque. Le visage de Samaëlle se mua sous la surprise, et il pouvait la comprendre. Bien des choses avaient changé ces huit derniers mois. Il n’y avait plus de trace de maquillage sur son visage depuis longtemps déjà, et de la couleur violette de ses cheveux de jadis, il n’en restait que quelques mèches qui se perdaient dans sa chevelure redevenue brune foncée. Ses yeux, il s'en était rendu compte, et avaient perdus de leur pétillant, et n'étaient plus que deux points mornes soulignés par de lourdes cernes, comme fanés. Il lui sourit, un sourire presque mélancolique qui n’avait rien à voir avec celui qu’il lui avait toujours fait jusqu’à lors. - Et tu as eu ce que tu cherchais ? - Oui, souffla-t-elle faiblement. Sawyer l’observa silencieusement, et remarqua qu’elle avait les traits plus marqués. Il fit disparaître son masque rangea sa baguette. Il tendit alors son bras à Samaëlle, comme un an auparavant. - Laisse-moi te présenter Venise, dit-il la voix douce. Elle fronça légèrement les sourcils tout en souriant, visiblement intriguée, mais prit son bras sans hésitation. Sawyer retint un rire, et la dirigea hors du sinistre monastère. Il ne savait pas par où commencer. Sur la place les hommes et femmes masqués dansaient et tournoyaient sur le rythme des instruments, et rien ne semblait pouvoir un jour les arrêter. - Maugrey adorait Venise, finit-il par lâcher, d’une voix neutre. Tu n'ignores pas sa mort, n’est-ce pas ? - Non, dit-elle d'un air triste, j'ai croisé son corps près du ministère. J'aurais aimé qu'on lui offre une digne sépulture, je n'ose même pas imaginer ce qu'en ont fait ces salauds. - Le vieux n’aurait pas aimé qu’on perde notre temps à le pleurer, dit-il en souriant. [b][color=WhiteSmoke]Je l’ai vu moi aussi, juste avant qu’il ne décède. Peut-être Samaëlle attendait-elle qu’il lui en dise plus, mais il éprouvait un certain dégoût à narrer les derniers moments de son mentor. Ils marchèrent tout deux dans les rues colorés de Venise, insouciante Venise. - Alors, dis-moi Samaëlle, qu’est-ce qui t’a poussée à me rejoindre en cette ville festive ? - Pour être honnête, je ne sais pas trop. Peut-être fuir l'endroit où j'étais, ou bien juste le plaisir de revoir ta petite tête, qui sait ? Elle partit d’un rire franc et le regardant. Il allait lui demander pourquoi elle n’avait pas sa baguette magique, mais se ravisa. Il aurait tout le temps de lui poser ce genre de question si elle acceptait. Dans le cas contraire, il lui ferait oublier cette rencontre, et la renverrait d’où elle venait. - Tentée pour repartir à l’aventure en mon agréable compagnie, ou n’es-tu là qu’en simple touriste ? lui demanda-t-il en tournant dans une ruelle déserte aux murs tagués. - Si j'avais voulu faire du tourisme, je me serais un peu mieux renseignée et j'aurais peut-être mis autre chose qu'un tee-shirt et un short. Il fait drôlement froid ici. En quoi consiste ton "aventure" ? - Deux-trois petites choses, rien de très…, dit-il évasif en faisant un geste de la main devant lui. Mais rassures-toi, nous avons de nouveaux compagnons de jeu, des gens charmants.- Tu me les présenterais ?- Nous, nous y dirigeons très chère. Il montra du doigt une gondole attachée à un quais, où attendait un gondolier à l’air hagard. Ce brave homme va nous y conduire, de ce pas. |
|  | | Samaëlle Sorcière

Nombre de messages: 266 Age: 27 Localisation: Londres Emploi: Biologiste Date d'inscription: 21/10/2006
 | Sujet: Re: The seventh sword Ven 30 Mai - 17:06 | |
| Samaëlle sourit en regardant l’embarcation, elle lui rappelait la familière barque du Passeur. Elle prit place aux côtés de Sawyer en regardant l’eau grisâtre sous eux. Le gondolier s’activa alors pour les mener elle ne savait où. - Je t'ai cru mort ou bien terré bien a l'abri dans un endroit sûr après tout ce temps mais je vois que tu as gardé la fibre rebelle finalement. - Etant devenu indésirable, je me suis permis quelques vacances à travers le monde, histoire de me refaire une santé. Et toi, comment as-tu passé ton temps si loin de moi ?Elle prit le temps de répondre, mesurant ce qu’elle allait lui dire ou non, ce qui devait savoir et ce qu’il n’était pas utile qu’il sache. - J'ai pris le soleil à l'étranger avant de rentrer bien sagement à Londres. Rien n'est plus pareil là-bas mais on s'adapte à tout. Si te refaire une santé comprends changer totalement de look, ne le fais pas trop souvent, je t'en prie, c'est vraiment déstabilisant. Il sourit en jouant avec une mèche de ses cheveux. - S'il n'y avait que mon look... mais je ne pense pas que mes cheveux changeront à nouveau de couleur, en toute logique je vais rester brun jusqu'à ma fin. Londres me manque tu sais, je parie que tout y est encore plus sombre désormais, le peu que j'en sais me vient de Susan, une de tes futures collègues. Samaëlle éprouvait un sentiment bizarre, ils n’avaient jamais parlé de cette manière tout les deux. Quelque chose avait changé. - Ton attachement pour Londres est grand, c'est ta ville natale ? Je ne peux pas te dire à quoi ressemble la capitale vu du haut, mais beaucoup de petits trafics sont nés dans l'ombre et font faire des profits monstrueux à des hommes ignobles. Rien ne les arrête s'ils savent y faire avec ces idiots de mangemorts. L'ambiance y est agréable, presque autant que le climat. Il se mit à rire, mais d'un rire plus grave qu'elle ne lui connaissait pas. - Ta description ne rend Londres que plus attrayante. Mais tout ce trafic semi-clandestin devrait nous êtes favorable. Pour Londres disons que j'y ai fait mes repères après Retabais, on s'attache à ce qu'on peut. Elle changea de sujet, elle ne voulait pas le mettre mal à l’aise, ce n’était pas le moment, elle voulait savoir ce qu’il avait en tête. - Tu as l'intention de reprendre l'objectif de Maugrey pour la suite des évènements ? - En quelque sorte. Disons que comme l'environnement à changé, le type d'action aussi. Mais sache qu’en me rejoignant, tu vas devenir mon soldat, et tu devras m'obéir en tout point. Il lui fit un clin d’œil coquin. Sauf si je te fais des propositions douteuses. - Je crois que je pourrais m'y faire, dit-elle avec un sourire. Une question encore. Pourquoi moi ? - Parce que tu es charmante, voyons ! Il se remit à rire, puis son regard se perdit et il redevint sérieux. En vérité j'ai aussi recontacté Ael et Morgan, mais les deux hiboux me sont revenus sans avoir vraisemblablement remit leur lettre à leur destinataire. Avant qu’elle ne puisse ajouter quelque chose, elle vit que la gondole se dirigeait sans perdre de la vitesse vers un mur semblait-il d’une maison et se tut en fronçant les sourcils pour assister au phénomène. Elle se doutait qu’il y avait quelque magie là-dessous et elle avait raison. Sûrement avec le même mécanisme que pour la voie 9 ¾ du Poudlard Express, ils traversèrent le mur sans dégâts et sans rien ressentir de physique. Ils avaient disparu du canal visible de Venise sans que personne ne s’en aperçoive et ils étaient maintenant dans un quai apparemment désert. Ainsi, c’était ici que se terrait Sawyer et ses hommes. Intéressant et ingénieux. Samaëlle se demanda si l’idée était venu de Sawyer où si cette cachette existait déjà auparavant et que quelqu’un lui en aurait soufflé l’utilisation. _________________ Le meilleur moyen pour apprendre à se connaître, c'est de chercher à comprendre autrui. |
|  | | Sawyer Dépressif

Nombre de messages: 351 Age: 26 Date d'inscription: 20/10/2006
 | Sujet: Re: The seventh sword Dim 1 Juin - 18:16 | |
| Sawyer posa un pied sur le quai en bois, avant de se retourner vers Samaëlle et lui tendre la main. Leur conducteur qui avait fini sa mission restait immobile le regard vide, attendant un nouvel ordre de la part de Sawyer. Il hissa Samaëlle à sa hauteur et renvoya le moldu à ses occupations habituelles. - Suis-moi, dit-il à Samaëlle avant rentrer à l’intérieur du bâtiment par une porte d’acier. Elle devait se poser un paquet de question pensa-t-il tandis qu’il la guidait au travers des couloirs sombres et gris qui constituaient le sous-sol de la demeure. Avec elle ils seraient sept. Sept comme avant, sept contre mille, voire plus. Le couloir s’élargit et la lumière fut plus intense. Une grande porte de bois les attendait, avec en son centre, comme taillé à même le bois, le visage barré et rebutant de Maugrey. - Vigilance constante, récita Sawyer avant que la porte ne lui demande. Instantanément elle s’ouvrit dans un crissement pour les laisser rentrer dans ce qui semblait être une maison tout à fait banale, bien que la tapisserie verte fut à la fois démodé et de mauvais goût. La seule lumière provenait des bougies allumées un peu partout. Sawyer s’arrêta pour faire face à Samaëlle. - Je te présente notre petit foyer. Cela fait parti de l’héritage que j’ai reçu de Maugrey, c’est passablement moche mais suffisamment discret, expliqua-t-il en désignant ce qui les entourait. Il y a à peu près tout ce qui convient d’avoir, une cuisine, un salon, des chambres… à croire que le vieux comptait avoir une famille et des enfants. Mais c’est à l’étage que se trouvent tes petits camarades, suis-moi, dit-il à nouveau. Il gravit un escalier en colimaçon qui menait à l’étage supérieur, toujours suivis par Samaëlle. Au premier étage il y avait la plupart des chambres et le grand bureau. Il se dirigea vers ce dernier. L’endroit était mal éclairé, et pour cause, toutes les fenêtres avaient leurs volets fermés. La seule et faible lumière provenait d’une chandelier accroché au plafond et du feu de la cheminait qui ronronnait. Au bout de la salle, allongé dans un fauteuil défoncé et rapiécé se trouvait Andrews, la joue appuyé sur son poing, l’air rêveur. Plus à droite devant les flammes, Nikolaï était debout aussi droit, immobile et pâle qu’une statue, enveloppé dans son long manteau noir. Ethan quant à lui était affalé sur une chaise et s’y balançait avec une visible impatience. Il manquait deux personnes à l’appel. - Susan n’est pas là ? demanda Sawyer en se dirigeant vers son bureau. - Pas de nouvelle, lui répondit Ethan qui semblait décidé à tomber tant il forçait sur les pieds arrières de sa chaise. Sawyer ne dit rien mais la nouvelle l’irrita. S’il ne pouvait pas compter sur elle lorsqu’il l’appelait, elle ne pouvait lui être d’aucune utilité. Il s’assit et commença à ouvrir l’enveloppe qui se trouvait au dessus de la pile du courrier qu’il avait à lire à l’aide d’un coupe-papier. - On commence quand Sawyer ? On va rouiller tu sais, à force d’attendre ! se plaignit Ethan en faisant couiner sa chaise de façon alarmante. Nikolaï le foudroya du regard, mais il ne semblait pas s’en soucier. Sawyer eut un petit sourire, il jeta la première lettre dans la corbeille à sa gauche, et le railla. - Lorsque ça commencera vraiment tu me supplieras de te confectionner un Portoloin pour que tu retournes à ta chère Amérique. Epuise donc ta fougue avant qu’il ne soit trop tard.- Allons ! Il me faut de l’action à moi tu sais, des sensations, des…- Pauvre imbécile ! le coupa Nikolaï de sa voix zézayante. Cesse donc de fanfaronner, on verra de quoi tu es capable lorsque tu y seras, au combat.L’interpellé eut un sourire mauvais en regardant Nikolaï. Il arrêta instantanément de se balancer sur sa chaise, ce qui soulagea les oreilles de Sawyer, bien qu’il devina ce qui allait bientôt se produire. - Certainement de quelque chose d’un peu mieux qu’un vieux vampire qui zozote comme une gosse de huit ans.Nikolaï ouvrit sa bouche dans un drôle de sifflement, et découvrit ses canines aiguisées, luisantes sous la faible lumière qu’offrait chandelier. Le vampire sortit ses mains griffues de sous son manteau, et Ethan fit un bon en arrière de manière à se retrouver debout. Porta immédiatement sa main à sa baguette tout en faisant un pas de coté. Il prenait visiblement très au sérieux ce que venait de faire Nikolaï. - Il suffit ! ordonna Sawyer d’une voix autoritaire. Le premier d’entre vous qui s’en prend à l’autre goûtera de ma baguette, compris ?Toutes traces d’hostilité disparurent immédiatement de leurs deux visages pour laisser place à une sorte d’appréhension. Ethan retourna s’asseoir docilement, et Nikolaï reprit place et redevint immobile. Ces deux là ne pourraient décidément jamais se sentir. Le choc des générations, probablement. Il parcourut un mot de quelques lignes qui lui avait été adressé, sourit, et le plia pour le remettre dans son enveloppe. - Alors elle est où la nana super sexy que tu nous as promis ? demanda Ethan qui recommençait à se balancer. Sawyer partit d’un rire retenu, en souriant. Il pointa du doigt Samaëlle qui était resté sur le pas de la porte et déclaré d’un ton amusé. - Juste derrière toi. Je vous présente Samaëlle Keyne, notre nouvelle et dernière coéquipière.- Salut, dit-elle avec un sourire en coin. Nikolaï et Ethan tournèrent la tête vers elle, et même Andrews releva la sienne de son bouquin. Ils dirent tous bonjour à leur façon ; Ethan de façon claire et enjouée, Nikolaï dans sa barbe et Andrews de façon molle avant de retourner à sa lecture qui ne semblait pas vraiment le passionner. Sawyer broya la fin de son courrier et la jeta dans la corbeille. - Je te présente donc la Main. De gauche à droite : le lecteur c'est Andrews, la statue c'est Nikolaï, et l'impétueux s'appelle Ethan. Ceci étant fait, voilà le plan. Demain nous partons pour Londres. Nikolaï partira dès cette nuit et nous y rejoindra d’ici quelques jours. Susan doit déjà s’y trouver, quand à… bref. Nous partons tout les quatre demain matin, Samaëlle, ta chambre se trouve au-dessus, je vais te montrer.Elle hocha de la tête, ainsi que le reste du groupe. Il sentit soudainement que ça lui reprenait. Cela partait des tripes pour envahir tout son corps, jusqu’au bout de ses doigts. Il se leva, rangea les lettres qu’il avait avait jugé dignes d’intérêt dans un tiroir, et sortir du bureau. D’habitude il arrivait à le voir venir. Quelque chose le déclenchait et il se précipitait dans un endroit isolé, à l’abris des regards. Il tenta de garder contenance et fit un maigre sourire à Samaëlle, l’enjoignant de monter à nouveau les escaliers vers le dernier étage, ce qu’elle fit. Il se limitait à un long couloir avec des portes qui menaient à plusieurs chambre à couché. Sawyer désigna l’une d’elle. - Je t’ai gardé celle avec la plus belle vue. Ses yeux lui piquèrent mais il fit son possible pour n’en rien laissé paraître. Il se contenta de sourire à nouveau, mais d’un sourire qui n’avait jamais dû être aussi triste. Il lui ouvrit la porte et lui expliqua : Ma chambre est à l’autre bout, je vais te laisser.Elle se dirigea vers la fenêtre et observa la dite vue à travers les carreaux quelques instants, avant de se retourner vers lui. - Merci, dit-elle doucement. Bonne nuit, Sawyer. Elle le regardait sans insistance mais sans vraiment le quitter des yeux. Il commençait à avoir le souffle court, et une boule se formait à l’intérieur de sa gorge de façon très désagréable. - À demain, dors bien.Il referma la porte et porta son regard vers celle de sa chambre, à l’autre bout du couloir. Il fallait qu’il s’y enferme, qu’il s’y échappe. Mais trop tard, déjà ses jambes flanchèrent et il se retrouva adossé au mur, des larmes ruisselant sur ses joues. Il se prit la tête entre ses mains, mais la crise le reprenait, comme elle l’avait reprise si souvent ces huit derniers mois. Une série d’images qui lui parurent plus insupportables les une que les autres passèrent devant ses yeux sans qu’il ne puisse les en empêcher. Tout son corps tremblait, et il se recroquevilla sur lui-même. Comme chaque nuit depuis huit mois, il allait cauchemarder. Comme chaque nuit depuis huit mois, des fantômes s’empareraient de son sommeil. Il ne voulait plus dormir, non, il ne voulait plus dormir. |
|  | | Samaëlle Sorcière

Nombre de messages: 266 Age: 27 Localisation: Londres Emploi: Biologiste Date d'inscription: 21/10/2006
 | Sujet: Re: The seventh sword Ven 6 Juin - 22:24 | |
| Elle fit de nouveau face à la fenêtre, les sourcils froncés. Elle écarta le rideau épais qui cachait la vue et observa la nuit un instant. Elle sentait le froid à travers le carreau, elle y déposa son front et ferma les yeux. C’était étrange, cet homme qu’elle avait du mal à reconnaître. Ce Sawyer qui par ses paroles pouvait rappeler l’ancien était tout à fait différent d’alors. Son physique tout d’abord, si banal, elle avait du mal à s’y faire. Et puis lorsqu’elle le regardait dans les yeux, elle avait l’impression de pouvoir couler dans le flot immense de sa tristesse. Lui qu’elle avait toujours vu souriant et narquois, cela l’ébranlait au plus au point. Elle avait hâte de le voir évoluer pour mieux le cerner. Au fond, elle lui souhaitait d’être en paix avec lui même comme lui lui avait permis de l’être. Peut-être devenir le chef d’un groupe l’avait changé, mais si cette seule raison était la cause de ce revirement, c’était inquiétant. Elle avait jugé de son autorité, impressionnée autant qu’amusée. Le petit impertinent de Maugrey avait réussi à imposer sa loi et sa personne. Pour ça, il semblait être devenu plus fort. Samaëlle s’écarta de la fenêtre, ça ne servait à rien de se poser tant de questions si les réponses étaient chez quelqu’un d’autre. Elle fit le tour de sa chambre, elle n’avait pas sommeil. Elle aurait aimé avoir la présence rassurante de sa baguette auprès d’elle mais elle devait se contenter de la compagnie de Sawyer et de ses sbires dont elle faisait désormais parti. Elle s’assit sur son lit grinçant. Le commandant de cette bande était vaillant, elle s’en souvenait vaguement lors de leur expédition dans un hangar abandonné rempli de monstres cruels. Un bruit derrière la porte la fit se lever. S’il y avait des rats dans cette maison, elle irait se plaindre à la porte à l’autre bout du couloir. Elle ouvrit la porte à la volée, croyant surprendre un animal terrorisé. Au lieu de ça elle découvrit un corps ramassé sur lui-même et hoquetant, un bout d’homme sanglotant et frissonnant. Elle resta hébétée un instant, la bouche entrouverte, la main toujours sur la poignée. Puis elle jeta un bref regard à l’escalier vide et espéra que personne ne monte pour l’instant. Elle ne savait pas quel genre de relations le Commandant entretenait avec les autres et ce qu’ils savaient. Elle reporta son regard sur le jeune homme et eut un sursaut de surprise vers l’arrière à ses mots. - Morts… ils sont tous morts… ma faute… j’aurais pu… Il poussa un gémissement plus fort que les autres, et se remit à trembler. Tout est ma faute… abandonnée… si j’avais été là… revenir là-bas. Il se tourna vers Samaëlle, et cria plus fort encore. Nous allons tous mourir, bientôt !Bouleversée, elle restait là, debout, sans savoir que faire face à cet homme déboussolé. Elle finit par s’accroupir près de lui et lui sourit gentiment. - De toute façon, on y passera tous un jour tu sais. Ne t’inquiètes pas, c’est pas si grave, on retrouvera ceux que l’on a laissé en arrière. Elle frotta sa joue trempée de larmes avec le geste maternelle que l’on réserve aux petits enfants. Il faut pas te mettre dans un état pareil.D’un geste brusque il lui enlever sa main, et sa voix sembla soudainement plus claire, et à la fois plus hystérique. - Tu ne comprends pas ! C’est peine perdu. Il a déjà presque réussi à m’avoir ! Nous n’avons aucune chance, aucune ! À quoi bon ? Peine perdue… et sa voix qui me parle, sa voix… Il se reprit le crâne entre ses mains, et poussa un gémissement sourd. Elle m’empêche de dormir, elle me vole mes rêves. Sa voix…Elle se laissa tomber sur les fesses pour s’asseoir à côté de lui. Elle continuait à lui sourire pour le rassurer tout en se demandant qui était l’inconnu qu’elle tentait de consoler. Il n’avait rien de Sawyer. - Personne ne t’auras, on est là, on va t’aider, je te le promets, d’accord ? Elle s’approcha un petit peu plus près de lui en glissant sur le sol et elle lui murmura, comme pour contraster avec ses éclats de voix : A qui est-elle la voix, Sawyer ? - Vous pensez tous faire le poids, vous pensez tous être assez forts, mais vous n’êtes rien. S’il a faillit y arriver, comment pouvez-vous avoir tous l’outrecuidance de croire y survivre ? C’est trop dur… la voix, la voix, elle me parle. Il se tue quelques instants, le souffle court, puis reportant ses yeux sur Samaëlle il murmura ; elle me hante. Elle sentit une brise d’air se perdre dans ses cheveux. Elle inspira un grand coup avant de se lancer, perdant un peu de la figure protectrice qu’elle avait essayé de se construire. - C’est parce qu’on y croit qu’on peut oser. C’est parce qu’on croit en toi qu’on te suit. Ne pense pas que tu es seul, ne pense pas à nous comme à des personnes individuelles. Ne nous as-tu pas nommé la Main ? Nous sommes dissociables mais efficace uniquement ensemble. Sawyer, reprit-elle plus doucement après avoir parlé avec vivacité, dis-moi ce qui te hante, peut-être que je ne pourrais rien pour toi, mais tu ne seras plus seul. - Non… non… tu ne sais rien. Tu ne sais pas quel pouvoir il détient désormais. Ce nom est un souvenir, pas une allégorie. Je ne suis jamais seul, parce qu’elle est toujours là, toujours. Avec moi, dans ma tête, dans mes rêves. Elle me dit des choses… je veux dormir, ne plus faire ces cauchemars.Elle se leva en s’aidant de ses mains et se frotta le derrière pour en enlever la poussière. - Alors allons essayer de dormir. Elle se plia en deux pour avoir son visage à une dizaine de centimètre du sien, elle lui sourit pour l’encourager. Il fit le geste pour se mettre sur ses pieds. Samaëlle l’aida avec douceur, il avait l’air si fragile comme ça, on aurait dit qu’il aurait pu se casser en deux. Elle ouvrit la porte de sa chambre et lui lança, malicieuse que ça ne comptait pas dans les propositions douteuses. La jeune femme l’allongea sous les couvertures, le bordant jusqu’au menton en fredonnant en lui lançant des sourires bienveillant. Elle avait rarement veillé des gens et le faire maintenant lui paraissait vraiment irréel mais elle prenait ça trop au sérieux pour s’en débarrasser comme une corvée particulièrement pénible. Elle s’assit sur le lit a côté de lui et le contempla un instant. Elle avait vu quelque chose en lui la dernière fois qu’elle avait visité son esprit. Maintenant elle lui découvrait une nouvelle personnalité, aux aspects très humains. Mais combien étaient-ils donc dans ce corps ? - Dors en paix, je veille sur tes songes.Et comme pour appuyer ses propos elle se coucha à côté de lui, tournée dans sa direction. Elle gardait les yeux ouverts, elle savait que le sommeil ne viendrait pas avant plusieurs heures. _________________ Le meilleur moyen pour apprendre à se connaître, c'est de chercher à comprendre autrui. |
|  | | Sawyer Dépressif

Nombre de messages: 351 Age: 26 Date d'inscription: 20/10/2006
 | Sujet: Re: The seventh sword Dim 8 Juin - 18:46 | |
| Lorsque Sawyer se réveilla, il lui semblait avoir dormi des jours entiers. Il se sentait détendu, soutenu par une énergie nouvelle dont il ignorait la provenance. Il tenta de se remémorer la depuis quand il avait pas fait pareil somme, et jugea que cela devait être antérieur à la mort d’Hélène. Il rouvrit les yeux, mais ne reconnut pas sa chambre, il tourna la tête vers sa gauche, et aperçut la chevelure à la couleur singulière de Samaëlle Keyne. La mémoire lui revint soudainement, et avec elle les derniers instants de la veille. Il éprouva un étrange sentiment, mélange de honte et de soulagement. Il ne put s’empêcher de sourire en regardant son ancienne coéquipière dormir presque contre son épaule, le bras étendu contre sa poitrine. C’est avec la plus grande délicatesse qu’il enleva ce dernier du bout des doigts, et tenta de se dégager sans la réveiller. Il se mit debout et marcha vers la fenêtre. Venise s’était tue. Nul instrument ne faisait résonner son chant désormais, le grand silence après le vacarme. Il posa sa main sur la vitre, et dessina machinalement sur la surface embuée. Il se sentait comme libéré d’un poids, totalement apaisé, mais aussi empreint d’une nouvelle lucidité. Il colla son front à la vitre et sourit. Les femmes semblaient toujours être la clef à ses plus grands problèmes. Il se retourna et observa Samaëlle, encore endormie. Elle aurait probablement bon nombre de questions à lui poser. Lui qui avait tant à raconter. Mais pas maintenant, il leur fallait partir. Il se dirigea vers le petit bureau de bois verni contre le mur, saisit une plume et griffonna un mot qu’il déposa sur la table de chevet. On pouvait y lire : Très chère baby-sitter, Le petit Cuthbert a fait un bon dodo, il vous en remercie. Il est tout désolé de vous avoir causé du soucis. Il vous fait un gros bisou.Sawyer sortit de la chambre silencieusement, et alla jusqu’à la sienne. Il se sentait le pas léger, l’âme ensoleillée. Il se déshabilla et prit sa douche, nageant en pleine félicité. Tandis qu’il marchait à travers la pièce, deux médaillons en forme de chiffres romains, eux-mêmes accrochés à des chaînettes, rebondissaient sur sa poitrine cicatrisée. Mais pour une fois il ne s’éternisa pas sur ces vestiges de son passé. Il avait trop à faire. Il enfila ses vêtements et sortit de sa chambre en direction du rez-de-chaussée. Dans la vieille cuisine, il n’y avait qu’Andrews. Andrews avait la particularité de ne jamais rien laissé paraître. Son visage ne laissait jamais transparaître ni sa joie ni sa peine, et il adoptait constamment une expression sobre presque blasée, cachée derrière ses cheveux d’un blond platine. L’histoire de ce jeune homme était peut-être la plus dramatique parmi toutes celles des gens que Sawyer avait recruté ces huit derniers mois. Il le salua brièvement et se dirigea vers la machine à café. Il allait appuyer sur le bouton pour s’en faire couler un, mais il se rendit comte qu’il n’avait absolument pas envie. Il avait les idées claires, l’esprit alerte, et donc n’avait nul besoin de ce stimulant. Il se dirigea vers le réfrigérateur et saisit le jus d’orange. - Tu as été bien silencieux cette nuit Sawyer, c’est rare, dit Andrews en tournant une page de son journal, de sa voix profondément neutre. Sawyer le regarda en souriant, avant de boire le contenu de son verre. - Oui, j’ai bien dormi, dit-il la voix enjouée. Où est Ethan ?Andrews plaça ses deux mains contre sa joue et inclina la tête en fermant les yeux, puis se remit à sa lecture. Amusé, Sawyer dégaina sa baguette et la pointa vers le plafond, en direction de la chambre d’Ethan à l’étage supérieur. On entendit un bruit sourd, et Andrews releva la tête. - C’est mesquin, Sawyer.Sawyer eut un rire retenu, et prit place à la table de déjeuner. Ethan était le plus jeune, mais possédait un réel talent, particulièrement en enchantement. Andrews avait été choisi pour son calme à toute épreuve. Venait s’ajouter à cela le Maître des potions et la botaniste, bien qu’il n’ait pas intégré Samaëlle dans l’équipe pour sa connaissance des plantes. Il avait été dépêcher Nikolaï d’après les instructions écrites dans le carnet de Maugrey. Pour Susan, c’était un peu plus compliqué. Quelqu’un dévalait à toute vitesse les escaliers, et Sawyer reconnut Ethan, les cheveux mouillés, lorsqu’il déboula dans la pièce. - Ça t’amuse, hein, Sawyer ? dit-il contrarié en faisant la moue. - Je dois avouer que c’est plaisant, répondit Sawyer avec un sourire. Assied-toi et mange, tu auras besoin d’être en pleine forme pour effectuer un transplannage correct d’ici jusqu’à Londres sans perdre un membre sur le chemin.Il entendit que quelqu’un d’autre descendait au rez-de-chaussée. Un pas plus léger, moins rapide. Sa gardienne du sommeil venait donc se joindre au petit déjeuner familial. |
|  | | Samaëlle Sorcière

Nombre de messages: 266 Age: 27 Localisation: Londres Emploi: Biologiste Date d'inscription: 21/10/2006
 | Sujet: Re: The seventh sword Lun 9 Juin - 20:55 | |
| Samaëlle cligna des yeux, émergeant à peine de sa nuit et allait se rendormir lorsqu’un bruit assez fort provenant d’une chambre du palier la sortit totalement de son sommeil. Elle se releva et s’assit sur le lit, l’esprit encore embrumé et le corps fourbu. Elle oublia bien vite ce qui l’avait réveillé lorsque la jeune femme avisa le bout de papier sur la table de nuit. Elle le saisit et reconnu l’écriture penchée de Sawyer. A la lecture elle eut une drôle d’expression puis finit par laisser échapper un petit rire discret. Elle traversa la pièce et posa le billet sur la commode dont elle ouvrit le tiroir supérieur en quête de quelque chose à se mettre. Elle était venue à Venise sans rien et elle en voyait maintenant le gros désavantage. Elle n’avait pas l’intention d’être à l’origine d’une odeur louche parce qu’elle ne pouvait pas se changer. Samaëlle finit par trouver un vieux pantalon noir de costume pour homme et une chemise blanche à carreaux bleus. Elle soupira et approcha son nez du tout, une odeur de renfermé serait tout de même plus acceptable que ce qu’elle avait sur le dos. Elle laissa tomber au sol tout ce qui la couvrait et s’engouffra dans la douche dont la fraîcheur acheva de la réveiller. L’eau fit partir les pansements qui couvraient ses plaies et lui picota le pied. La cicatrice de son bras serait bientôt complète et elle ne s’en inquiétait pas trop mais la douleur de son orteil se réveilla et elle grimaça. Samaëlle coupa l’eau avant de se rendre compte qu’elle n’avait pas de serviette pour se sécher. La jeune femme soupira de nouveau, attrapa la chemise, la passa puis retroussa les manches juste à la naissance de sa blessure de sorte qu’on ne le voit pas et fit un nœud avec les deux pans, ce qui ajoutait une touche de féminité à son haut. Sa peau mouillée faisait coller le tissus qui rendait à la perfection ses formes, un peu trop au goût de Samaëlle. Elle enfila ensuite le pantalon qui était trop grand et essaya tant bien que mal de s’en arranger. Elle avisa ensuite le tas de vêtements qui furent les siens et tenta de les dissimuler dans un coin, surtout ses dessous, en espérant que personne ne les retrouve ou qu’ils ne reviennent jamais ici sans qu’elle ait de baguette. Elle mit ses mains sur ses hanches en contemplant son travail, ça semblait assez net. Elle prit au passage le mot de Sawyer et le glissa dans sa poche. Elle sortit ensuite de la chambre en boitant, elle recommençait à avoir mal et Samaëlle se maudissait de ne pas avoir pris l’onguent du médecin. Là où il était, Kief n’en avait sûrement pas besoin. Elle haussa les épaules, il n’était rien pour elle mais un sentiment de culpabilité la tenaillait tout de même. Il l’avait libéré de sa cave, elle l’y avait très certainement envoyé. Samaëlle s’arrêta et s’appuya sur le mur pour ne pas défaillir. Le poids de son bracelet semblait s’être centuplé, le pendentif V dansait gaiement. Enverrait-elle en enfer tout ceux qui lui montrait de la sympathie ? Talib d’abord qu’elle avait laissé sombrer dans la drogue, Jean qui s’était quasiment sacrifié pour elle et Kief ensuite qu’elle avait jeté en pâture à ses patrons dangereux. Elle donna un coup de poing sur le mur et se remit en marche comme si de rien n’était, elle avait promis d’oublier tout ce qui l’empêchait d’avancer. Elle tenait ses promesses. Samaëlle entrebâilla la porte de la cuisine et vit trois hommes attablés dont l’un qui avait les cheveux mouillés, elle haussa les sourcils. Elle passa seulement la tête, ne voulant pas se montrer dans sa tenue encore mouillée et sa peau gouttelante. Saluant poliment elle leur demanda : - L’un de vous aurait-il des compresses et une trousse de premier secours ? Je me serais bien débrouillée toute seule mais euh… Elle rougit. Je n’ai plus ma baguette.Elle détourna les yeux des hommes assis, elle ne voulait pas les voir se jeter des regards éloquents sur son inutilité présente dans le groupe. Elle n’osait surtout pas regarder Sawyer qui l’avait recruté et qui devait être déçu ou même fâché d’apprendre cette nouvelle. _________________ Le meilleur moyen pour apprendre à se connaître, c'est de chercher à comprendre autrui. |
|  | | Sawyer Dépressif

Nombre de messages: 351 Age: 26 Date d'inscription: 20/10/2006
 | Sujet: Re: The seventh sword Jeu 19 Juin - 20:06 | |
| Sawyer eut un sourire et porta son verre à ses lèvres. S’il avait été étonné de voir Samaëlle désarmée lorsqu’il l’avait interrogé la veille, il en comprenait désormais le pourquoi. Ethan la regardait avec de grands yeux ronds, comme regarde un enfant l’animal étrange dans un zoo, et bien que le visage d’Andrews reste impassible, il avait cessé de lire. Si Samaëlle n’avait pas sa baguette, elle deviendrait totalement inutile, mais il était toujours possible d’en retrouver une autre. On pouvait prendre celle d’un Mangemort tué, ou encore en acheter une sur le marché noir, mais ce ne serait jamais la même chose. Les affinités que produisait la relation entre un sorcier et sa baguette était quelque chose d’assez complexe. - Cette baguette est-elle égarée, cassée, ou bien te l’a-t-on prise ? demanda Sawyer en caressant instinctivement le manche de la sienne. - On... on me l'a disons confisqué, c'est une situation compliquée.Sawyer se passa l’index sur sa joue, d’un geste machinal. Samaëlle serait plus efficace avec sa propre baguette, c’était chose certaine. Il pouvait bien retarder ses maigres plans le temps de la lui retrouver. - Pour aller à Londres, je peux toujours créer un Portoloin, mais il va nous falloir retrouver ton bien le plus vite possible. Je m’occuperai de la personne qui la détient. Pour les soins, vois avec Andrews, tout se fait à la baguette ici. - Je ne sais pas qui exactement a ma baguette, ni même si elle est encore entière. Elle se mordit la lèvre d'appréhension. Mais je te remercie d'avance de ce que tu feras pour m'aider. Elle rougit avant de relever les yeux eux. Euh, Andrews ? Sawyer fronça légèrement les sourcils. Apparemment, Samaëlle avait dû se mettre dans un sacré pétrin pour ne pas oser donner plus de détail. Andrews se leva et rejoignit la jeune femme à l’étage. Elle revint une vingtaine de minutes plus tard, habillée de vêtements que Sawyer qualifia d’inattendus. Ils préparèrent tous leurs affaires, dans de petites valises noires qui semblaient avoir la contenance d’un container moldu. Lorsque enfin ils furent prêts, une vieille pantoufle fut choisie comme Portoloin. Sawyer sentit l’étrange sensation qu’est celle de se sentir accroché par le nombril et entraîné dans un tourbillon. Lorsqu’ils arrivèrent enfin, ils se trouvaient dans une ruelle déserte du centre de Londres. - Nous sommes à deux pas de La Chique du Gobelin, un bar où j’ai eu mes habitudes. J’ai contacté son propriétaire, il est d’accord pour nous laisser son sous-sol comme base, et il possède plusieurs chambre à l’étage, ça sera parfait.Sawyer sortit de la ruelle, et contempla l’allée centrale. Tout était sale, cassé. Les ordures que vomissaient les poubelles devaient être là depuis des jours, et des planches de bois barraient les vitrines des magasins abandonnés. Le vent glacial qui sifflait rajoutait du lugubre. - Charmant. Suivez-moi. Les murs étaient recouverts d’affiche de sorciers et sorcières recherchés, parmi lesquels on retrouvait d’anciens hauts membres du Ministère, des Aurors en fuite et… lui. Sawyer s’arrêta devant sa propre affiche. La photo datait, car il avait encore dessus ses cheveux violets hérissés et son sourire crispé. La prime pour sa capture dépassait celle de toutes les autres, et Sawyer eut une pensée pour Seth Street. Ce chacal ferait tout pour l’avoir. - T’avais cette tête là avant ? demanda Ethan visiblement ahuri de la différence d’apparence. Sawyer fouilla les alentours pour s’assurer qu’aucune oreille indiscrète ne les écoutait, mais avec le décalage horaire, le soleil se levait à peine sur Londres. - J’avais drôlement la classe, hein ? - Combien de temps tu mettais pour te coiffer comme ça ? l’interrogea le jeune sorcier. - Oh, c’était un petit sortilège pas très compliqué…Après que Sawyer eut menacé Ethan de lui lancer un sortilège d’hérisse-cheveux et que ce dernier l’eut prévenu qu’il lui ferait subir dix-milles maux si jamais il l’osait, ils finirent par arriver devant une lourde porte de bois doté d’un panneau coulissant en son centre. Sawyer toqua trois fois, et la petite fenêtre s’ouvrit pour laisser apparaître deux yeux suspicieux. Après quelques secondes d’intense suspicion, ils entendirent le bruit singulier de grosses serrures que l’on ouvre les une après les autres. L’homme qui leur ouvrit la porte était grand et gros, avec de larges épaules. Son front dégarni contrastait avec sa barbe touffue. Derrière son apparence rude se cachait en vérité un cœur en or. Sawyer entra sans mot dire, suivi des trois autres. Le bar était vétuste et sale, mais avait gardé une certaine chaleur. - Tu m’avais dis que je ne te reconnaîtrais pas, mais je ne pensais pas à ce point, Sawyer, dit-il en allant ouvrir une lourde trappe. - J’aurais besoin de voir Idilsur, Bill, il n’a pas répondu à ma lettre.Le visage du gros bonhomme se rembrunit. - Il est mort, tué par Street lui-même. Sawyer s’y attendait un peu, mais le coup lui porta tout de même un choc. - Et Rowan ? - Pas de nouvelle. Tu sais, plus personne ne se fait confiance désormais. Les gens ont peur, il n’hésite pas à faire emprisonner et à faire torturer quand il ne fait pas tuer. Pour ces deux là, il désigna Andrews et Ethan, je leur ai trouvé un job de couvertures à la Gazette, d’ailleurs ils feraient mieux d’y aller. Bill posa sur la table ce qui semblaient être de faux-papiers. - Partez maintenant, nous n’aurons pas grand chose à faire avant quelques jours. Pendant que ils se préparaient à partir, Sawyer se tourna vers Samaëlle l’air soucieux. Quant à toi, il y a quelque chose d’extrêmement urgent que tu dois faire avant que l’on aille récupérer ta baguette.Elle le regarda, inquiète voire effrayée, et demanda : - Quoi donc ?- Du shopping ! dit-il en souriant de toutes ses dents et en montrant du doigt les frusques laides qu’elle portait. |
|  | | Samaëlle Sorcière

Nombre de messages: 266 Age: 27 Localisation: Londres Emploi: Biologiste Date d'inscription: 21/10/2006
 | Sujet: Re: The seventh sword Mar 24 Juin - 14:11 | |
| Les rues étaient vraiment devenues effrayantes, Samaëlle en frissonnait d’horreur. Elle n’était pas beaucoup sorti pendant ces derniers mois londoniens et elle n’avait pas pu se rendre réellement compte à quel point la ville était devenue glauque et désertique. Le bar où il se rendirent n’avait jamais eu l’occasion de recevoir sa visite et elle le détailla d’un œil critique. Si Sawyer l’avait choisi, l’endroit était sûrement sûr mais ça n’empêchait pas la jeune femme de trouver l’établissement dans un état minable. Elle finit par hausser les épaules. On s’habituait à tout. Ethan et Andrews partis, Sawyer lui fit la désobligeante remarque que sa tenue était un peu voyante et surtout pas très sexy. Elle fit semblant de bouder. - Je n’ai pas d’argent, pas de bagages, absolument rien.- Tu es devenue une vraie nécessiteuse pendant mon absence. L’argent j’en ai, la Gazette me payait bien, je vais t’en prêter à un taux d’intérêt intéressant. Elle sourit malgré elle. - Bon eh bien je te suis alors, parce qu’en plus d’être une nécessiteuse je suis absolument perdue ici. Il la guida à travers le quartier qui n’était décidément pas au sommet de sa gloire. Elle ne boitait plus, Andrews s’en était bien sorti pour apaiser sa douleur. La plupart des boutiques avaient été abandonnées. Ils en trouvèrent une d’ouverte mais lorsque Samaëlle essaya ce qui était le moins tape-à-l’œil, elle haussa un sourcil dubitatif à Sawyer qui hocha la tête. Ils repartirent les mains vides vers une zone moldue. Avant d’y accéder, ils virent une seconde fois les avis de recherche et la tête gigotante du Commandant. La jeune femme lança des regards de l’affiche à la personne réelle plusieurs fois, semblant brûler de question mais se ravisa et ils continuèrent leur chemin. Dans le magasin de textile, son compagnon lui montra plusieurs tenues très osées et Samaëlle lui fit les gros yeux. Elle finit par essayer un jean et un top noir qui fit l’unanimité. Elle bouta Sawyer hors du rayon de lingerie féminine et fit donc son choix seule. Ils sortirent enfin du magasin, plusieurs sacs aux bras. Passant devant un café, la jeune femme lui lança malicieusement : - Je t’invite à prendre un verre ? Pour un entretien tout à fait professionnel. - Tu m'invites avec mon argent ? Soit. Ils prirent place à l’intérieur, c’était une petite salle lambrissé à l’ambiance des vacances de ski. Il y faisait bon et l’odeur était agréable. Elle commanda un café et Sawyer un thé. Chacun devant son breuvage fumant, ils se réchauffèrent du mieux qu’ils purent. Dans la salle, seul un homme au comptoir faisait office de client. - Je profite de mon crédit illimité à bon escient. Je peux te poser une question ? dit-elle avant de porter sa tasse à sa bouche. - On est là pour ça. - Qu’est-ce que tu as fait pour avoir mérité autant d’autoportrait collé partout sur les murs ? - C'est une longue et palpitante histoire que je ne me vois pas raconter au milieu d'un café moldu, dis-moi plutôt ce que tu as fais de ta baguette. Il évitait ses questions, Samaëlle espéra qu’il lui en donnerait les réponses un jour. - Je te l’ai dis, on me l’a prise. Je me suis bêtement fait enlever et on m’a subtilisé ma baguette. Heureusement, c’était la seule chose de valeur que j’avais sur moi. Avec ça, pensa-t-elle en triturant son bracelet sous la table. - Et qu'on-t-il fait de toi ? - Ils m’ont offert une petite cure de repos dans une cave quelque jours. Puis… Elle hésita un instant. Et puis j’ai commencé à me battre. On me rendait ma baguette et j’allais défendre leurs intérêts. Elle sourit tristement. On vit comme on peut, n’est-ce pas ? - J’avais un ami qui m’avait parlé de ce genre de choses, je suppose qu’elles ont du prendre un grand essor avec le changement de politique. Il marqua une pause. Bon, et bien nous commencerons par tous leurs casser la figure, dit-il en souriant tristement. Elle rit, elle ne s’ennuierait jamais avec un homme comme Sawyer. - J’ai peut-être une meilleur idée mais il faut que tu me fasses confiance. Je logeais dans une maison, je devrais pouvoir y transplanner, je ne sais pas où elle se trouve mais je connais l’intérieur, le jardin et sa rue par cœur. A l’intérieur devrait se trouver des affaires à moi et quelques parchemins avec des lieux de rendez-vous. Le problème c’est que je ne peux pas promettre d’arriver à nous y amener en un seul morceau. - On essayera ça demain, j'ai encore deux trois choses à faire, notamment prévenir Susan de l'adresse de notre repaire. - Est-ce que tu as l’intention de bouger souvent ? Je veux dire, notre base est-elle fixe ? - Aucune idée. Je ne compte pas renverser notre cher nouveau Ministère à nous tout seul. On va pour l'instant se contenter de leur mettre des bâtons dans les roues. Mais lorsque Street s'en rendra compte, la partie va se corser. - Beaucoup de Mangemorts participent aux duels, c’est peut-être une façon détournée de les affaiblir un peu tout en créant des contacts utiles. Street est intouchable ? - Plus que ça. Street a un pouvoir immense sur Londres, une armée à son service. Inattaquable de front. Nous verrons comment cela se présente pour ta baguette, mais tuer un ou deux Mangemorts ne me déplairait pas. - Il y a des affiches de toi dans tout les coins de rues, même si tu as changé radicalement de look, tu es reconnaissable, surtout par des Mangemorts. Il faudrait que tu prennes du polynectar. En gros, quel est le rôle de chacun dans l’équipe ? - Nous avons un Maître des Potions, mais je ne compte pas vraiment me cacher. Les rôles sont partagés en fonction des compétences, comme me l’avait écrit Maugrey, mais j’ai surtout besoin d’hommes de mains, qui agiront pour mon compte sans sourciller. La conversation continua, dériva, si bien que Samaëlle finit par oublier où ils étaient et le danger désormais omniprésent. Elle retrouvait un peu de douceur de vivre, comme lorsqu’elle partageait de bons moments avec Talib. Leurs consommations reconduites terminées, ils se levèrent enfin et affrontèrent de nouveau le froid mordant de la rue jusqu’à retrouver le quartier sorcier et le bar glauque où ils avaient élus domicile. Là, Sawyer et Samaëlle se séparèrent. La jeune femme monta à l’étage prendre possession de l’une des chambres. Si elle avait eu sa baguette, elle l’aurait bien un peu réaménagé, cependant ce n’était pas le cas, elle devrait s’en contenter. Elle s’assit sur son lit qui couina et s’appuya le dos au mur. Elle ne s’était jamais vraiment rendu compte de l’attachement qui la liait à sa baguette. Elle pensait avoir adopté un mode de vie se rapprochant de celui des moldus mais en fait il n’en était rien. _________________ Le meilleur moyen pour apprendre à se connaître, c'est de chercher à comprendre autrui. |
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