Renouveau

Le temps n'est plus aux larmes [L'histoire se déroule en Janvier 2000]
 
AccueilAccueil  ­PortailPortail  ­CalendrierCalendrier  ­FAQFAQ  ­RechercherRechercher  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­MembresMembres  ­GroupesGroupes  ­ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.Partager | 
 

 La nuit est une fête

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Alys
Décédée


Nombre de messages: 43
Date d'inscription: 21/10/2006

MessageSujet: La nuit est une fête   Sam 20 Jan - 17:41

Cela faisait déjà un moment que je patientais. Le soleil n'était toujours pas levé pas faute de l'heure, non! faute du temps! Plusieurs minutes que j'attendais là, comme une idiote, sous une pluie débile qui me gelait les os. Il faisait un froid horrible et je crois que jamais je n'avais autant maudit ce pays. Le passeur me dévisageait d'un air totalement indéchiffrable bien tranquille à l'abri de sa capuche et moi je faisais les cent pas en pestant derrière mon masque que j'avais mis dans l'espoir d'être un brin à l'abris. Bien sûr que j'étais en avance et que je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même!

J'en étais là de mes protestations, m'apprêtant à critiquer la prochaine mission qui allait sûrement nous être assigné quand n°1 arriva. On discute le coup, pas trop longtemps parce que ces "hinhin" sont proprement insupportables, et un à un les autres arrivent. Je jette un oeil au nouveau, plutôt pas mal, un style un brin trop européen. Bref.

Quelques minutes encore et nous embarquons tous sagement. On est gentiment serré et on continue de se tremper mais penser à la cheminée du bureau de M.Maugrey me remet un peu de bonne humeur. Le voyage se passe comme d'habitude, silence total, on entendrait presque voler les mouches si elles osaient sortir par ce foutu temps. Arrivée, tout le monde descend et on se presse en rang jusqu'au bureau. Maugrey nous accueille avec un sourire et nous fait rentrer; je me jette sur la place près de la cheminée.

-Bon je suppose que vous vous doutez déjà de ce pourquoi je vous ai fait venir.Je tiens à vous présenter l'équipier n°4. Et je pense que ce serait peut-être bien de faire quelque chose histoire de fêter son arrivée et les deux mois de la FSM!

Grand silence dans la salle. Visiblement nous n'avons pas réellement d'idée sur comment on pourrait fêter ça. Faut dire que ça a beau faire un mois qu'on fait équipe, on se connaît pas du tout (et malgré moi je continue de me dire qu'il y en a que je préfère ne pas connaître.) Maugrey se tourne les pouces, visiblement il ne faut pas compter sur lui pour l'idée. Presque malgré moi je lance:

-On a qu'a sortir en boite sorcière tant qu'on y est! je suis sûre qu'on fera sensation!

J'ai envie de me tuer pour avoir sorti ça. Evidemment je plaisante mais ça ne fait rire personne. Soit il n'y a plus qu'à attendre les réactions. Maugrey me regarde avec un air surpris et me sourit, je déteste lorsqu'il sourit comme ça!

-Excellente idée! Ce sera un endroit parfait pour une bande de jeunes! Bien sûr puisqu'il s'agit de votre fête, tous sera à mes frais; nulle inquiétude.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Samaëlle
Sorcière


Nombre de messages: 266
Age: 27
Localisation: Londres
Emploi: Biologiste
Date d'inscription: 21/10/2006

MessageSujet: Re: La nuit est une fête   Mer 24 Jan - 22:26

Encore un rassemblement sous la pluie. Cela serait sûrement une habitude à la longue. Cet endroit sinistre ne devait pas pouvoir être éclairé de cette lumière bénéfique venu tout droit de cette grosse boule de feu appelée soleil.
Sauf que cette fois-ci, Samaëlle n'avait pas prévu de parapluie, résultat elle est trempée et il faut s'approcher de cette fichue cheminée pour se sécher.

Ils montent enfin dans la barque qui tanguent dangereusement. Il y a, c'est vrai, un passager de plus que la dernière fois. Samaëlle le remarque à peine, juste le temps de retenir son visage. La beauté du corps ne l'intéresse nullement, encore moins quand il pleut, qu'elle est d'humeur ronchonne et qu'elle est sur un bateau peu sûr.

La troupe débarque, ils se colleraient presque comme des moutons. Qui donc ne sait pas que le meilleur moyen de se réchauffer est d'obtenir de la chaleur corporelle?
La jeune femme soupire, elle tuerait pour un bon bain brûlant.

Heureusement, le bureau d'Alastor Maugrey est alimenté en chaleur par un feu superbe. Méfiante, Samaëlle s'en écarte tout de même un peu, reprenant la même chaise que lors de la première mission.

Elle ne sait pas pourquoi ils sont réunis aujourd'hui. Conclusion de la mission n°1 ou nouveaux dangers en perspective? Le but est vite mis à jour, la présence quasi divine de l'équipier numéro 4.

S'ensuit un silence pesant. Ca signifie quoi? Qu'ils vont boire tranquillement entre les murs de la prison, faisant semblant d'être gais alors que le vent fait grincer les grilles d'entrées lugubrement? Ils étaient réellement venu pour ça?

Samaëlle leva les yeux au ciel. Elle les abaissa bien vite en entendant la proposition légère d'Alys alias n°7. Il était certain que Maugrey, dans sa suprême autorité ignore cette idée bien trop... saugrenue. Il allait le faire, devait le faire!

Pourtant, sa réaction ne fut pas celle attendue. Il adhérait à l'idée? Il était resté trop longtemps à Azkaban tout seul, ce n'était pas possible autrement!
Samaëlle refusa l'évidence qui s'imposait à elle. Ils la traîneraient dans un bâtiments sorcier remplis de jeunes se trémoussant sur de la mauvaise musique. Et cela avait tout l'air d'être une obligation.

Comment s'intégrer un minimum lorsqu'on refuse d'aller à une fête en l'honneur d'un membre?

_________________
Le meilleur moyen pour apprendre à se connaître, c'est de chercher à comprendre autrui.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean Delacroix
Cramé


Nombre de messages: 132
Age: 33
Localisation: Dehors.
Date d'inscription: 23/10/2006

MessageSujet: Re: La nuit est une fête   Jeu 25 Jan - 21:43

Quoi de plus frustrant que d’arriver et de se rendre compte que la réunion du travail à laquelle vous allez assister ne sert strictement à rien ? Difficile d’y répondre. Pourtant Jean venait de trouver LA réponse de cette énigme.
Elle était toute simple en fait. Oui, après tout les plus grands mystères trouvent leurs réponses dans de simples faits. Et bien voilà, que sans chercher une solution, elle lui tombait là sous le nez comme par hasard !
Oui, il n’y avait rien de plus frustrant que d’arriver et de se rendre compte que la réunion de l’organisation secrète pour laquelle vous êtes secrètement affiliés ne sert strictement à rien.
Jean avait d’autres choses à faire autrement plus importantes que de se retrouver dans ces endroits noirs et insalubres où des jeunes gens qui avaient à peine plus de la moitié de son âge se trémoussaient sur des sons que le jeune sorcier avait dû mal à appeler « musique ».

Non franchement, cette sortie ne lui disait rien. Il avait ingurgité du polynectar et il devrait en reprendre dans une trentaine de minutes. L’homme qu’il avait choisi lui ressemblait assez mais pas trop de façon à ceux que l’on ne puisse pas faire le rapprochement entre les deux. Ils avaient la même taille, la même couleur de cheveux, à peu près le même gabarit mais sa victime – un moldu soit dit en passant – avait les yeux bleus et non rouge et une grosse barbe touffue qui lui masquait la moitié inférieure du visage. Son nez était également devenu plus épaté et ses lèvres fines s’étaient transformées en une sorte de morceau de chair rose qui ne ressemblait à rien.
Bref, ainsi il n’aurait pas à porter de masque sur lui. Il en était déjà devenu un lui-même grâce à la potion miraculeuse qu’il avait acheté pour quinze galions sur le Chemin de Traverse. De même que Jean pensa-t-il. Oui, Jean-Osten Delacroix n’était également qu’une façade. Sa manière de parler, de se comporter, de scotcher un sourire sur son visage, tout cela était devenu une avalanche de faux-semblant et de non-dit qui le ferait crouler sous leurs poids un jour ou l’autre.

Il jeta un œil à Quatre, enfin, à Morgan Duprès le journaliste du Sorcier Scandaleux – pour s’intégrer au groupe il faudrait bien qu’il les appelle autrement que par leur numéro respectif. Le fringant jeune homme toujours à l’air pourtant si flegmatique ne semblait pas l’avoir reconnu. Parfait. Pour l’instant, Maugrey mis à part, personne ne savait qui il était réellement.
D’ailleurs, pour parachever sa nouvelle identité il avait choisi un nom assez évocateur, surtout pour les croyants. En vérité, aux yeux de la justice le nom qu’il s’était donné aurait été le vrai si sa mère n’avait pas déclaré que lui et sa sœur étaient des enfants naturels. Oui, il ne l’aimait pas particulièrement mais il avait repris le nom que son père lui avait donné. Adam D. Bélial.
Un nom tout droit sortit des enfers selon Jean. Pourtant il avait finalement pris l’habitude que l’on l’appelle ainsi lorsqu’il était en ex-RDA, durant ces cinq dernières années.

« Un nom que tu ne mérites pas surtout. »
La voix le prit tellement au dépourvu qu’il tressaillit violemment sur sa chaise. Tous les regards se portèrent sur lui et il se renforça un peu plus dans sa chaise mal à l’aise.
- Heu… Je… Hum. Je suis sûr qu’un peu de détente pourrait vous faire du bien mais personnellement je suis débordé de travail demain et ça fait trois jours que je cumule les nuits blanches alors je vais peut-être aller me coucher moi.
Ce n’était presque pas un mensonge. Demain il aurait une journée chargée et il n’avait réussi qu’à aligner une petite dizaine d’heures de sommeil en trois jours. Il était passablement claqué, nerveux et pas franchement emballé par cette idée saugrenue.
Il joint même le geste à la parole et fit mine de se lever mais se rassit aussitôt. Il regarda l’ex-auror trônant dans son fauteuil derrière une montagne de paperasse étalée sur son bureau à faire pâlir plus d’un secrétaire du ministère.
- Ah oui, j’aurais besoin de m’entretenir avec vous, monsieur. Au sujet de mon problème de logement à Azkaban.
« Problème de voix plutôt, hein Jeanne D’Arc ? »

_________________
Hello.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sawyer
Dépressif


Nombre de messages: 351
Age: 26
Date d'inscription: 20/10/2006

MessageSujet: Re: La nuit est une fête   Jeu 25 Jan - 22:35

(Premier rp avec mon ordi portable, ça me fait toute chose :$)

Sawyer se mordit les lèvres inférieures, avant de finir par éclater de rire d’une voix sonore en penchant la tête en arrière, se tenant inutilement les côtes.

- Zehaha, quelle pitrerie. On va faire quoi… se mettre autour d’une table et boire à ta santé Maugrey ? Rien qu’à voir la réaction des deux demoiselles je dirais que c’est très mal parti.


Il sortit de l’ombre pour atteindre le centre de la pièce. S’approchant d'Adam il écarta les bras en croix, jetant des regards implorants, très théâtrals, au ciel.

- Penses tu aussi que ce brave numéro cinq, timide et réservé, qui nous montre enfin son visage, va nous sortir le grand jeu, année disco, la fièvre du samedi soir ? Seuls les sang-mêlées et les fils de moldus comprendront bien sûr, hin hin…

Il se laissa glisser, tout en se balançant de droite à gauche comme un bateau qui tanguait, pour se rapproche de Morgan. À la manière d'un présentateur de bête de foire, il enchaîna ;


- Ou encore notre petit nouveau, un de mes éternels rivaux, bien qu’il ne m’arrivera jamais plus haut que le mollet, va-t-il nous réchauffer cette ambiance de glacée et morbide ? Était ce donc lui le messie que nous attendions tous ?


Il recula pour s’approcher du feu, derrière la chaise où était assise Alys, apparemment ébranlée par l’eau froide et le vent mortel qui entourait Azkaban. Posant ses deux mains le dossier, il se pencha vers son cou pour murmurer ;

- Ou peut être est ce notre chère amie, ayant eu cette si charmante idée, qui fera de nous de bon amis, de vieux potes prêts à s’aider dès que le besoin s’en fait sentir. Des gens solidaires où l’unité du groupe et la réussite de la mission compte plus que leurs petites personnes ?

Il releva son visage, effleurant du nez les longs cheveux de la jeune femme, observant tour à tour chaque membre du groupe. Maugrey ne semblait pas prêter réellement attention au discours de Sawyer, comme si il s’y attendait.

- Quant à notre pink-friend nationale, qui semble la plus outrée de tous, dit il en la montrant de la main. Je suppose qu’en grande fêtarde qu’elle est sans doute, elle décoincera tout ce petit monde, hin hin hin…

Il dépassa alors la chaise d’Alys, pour retourner à l’ombre du coin de la pièce. S’arrêtant au milieu, il se retourna et demanda ;

- Bien, maintenant que cette entrée en matière est passée. Quand partons nous ?

Gardant le sourire, il baissa la tête et revint à son point de départ.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://f-s-m.darkbb.com/Libre-Hors-RP-c2/Libre-f1/Chronologie-t50.htm
Morgan Duprès
Equipier numéro 4


Nombre de messages: 42
Date d'inscription: 28/12/2006

MessageSujet: Re: La nuit est une fête   Mer 31 Jan - 16:56

Maugrey avait des goûts étranges, c'était le moins que l'on puisse dire. La troupe hétéroclite et numérotée qu'il avait retrouvée sur le sinistre quai en était une preuve tangible. Deux femmes, deux hommes, dont cet énergumène de Sawyer. Pas de trace de ce cher Delacroix, à première vue en tout cas. Certainement une petite réunion du soir dans le bureau de Scrimegeour. Si, bien entendu, son hypothèse était avérée, ce dont il ne doutait pas le moins du monde.

Morgan esquissa l'ombre d'un sourire narquois. Ces sorciers qui ne cessaient de se lancer des oeillades méfiantes et suspicieuses, sans oublier de le jauger peu amicalement du regard, n'avaient rien à voir avec le groupe de guerriers surentraînés, l'élite de la nation sorcières britannique, que la population se plaisait à imaginer. Lui-même n'aurait pas osé écrire quelque chose d'aussi peu crédible. Aucun grand mage à l'aura imposante et à la barbe blanche - Fol oeil n'était pas exactement de cette trempe - pas non plus trace d'enchanteur mystérieux et intimidant, et encore moins de guerriers étrangers aux allures et aux techniques inconnues. Rien de ce que les journaux ne cessaient de déblatérer.

L'équipe - que Morgan découvrait particulièrement en confiance et tout aussi solidaire - était rassemblée dans la même salle où lui et Sawyer s'était retrouvé quelques jours plus tôt. Cette fois-ci pourtant, le jeune français était bien plus détendu - il avait eut largement le temps de finir sa nuit - et tout aussi espiègle qu'à l'habitude. La perspective de fréquenter cette troupe enthousiaste et macabre de sorciers frigides le charmant au plus haut point. Si le bureau était peu spacieux, ses compagnons avaient tout de même réussit à en occuper les points les plus éloignés, la plupart du temps dos au mur, loin de la porte et des fenêtres. Désespérant. Et dire qu'il allait devoir évoluer dans cette atmosphère froide et tendue, lui qui était si aimable et si chaleureux. Hum. Il s'y sentait d'ors et déjà à l'aise, et convaincu que cette aventure se révélerait particulièrement plaisante. Bien qu'aucun des membres des forces spéciales magique avec qui il avait eu l'occasion d'approfondir un semblant de conversation n'avait sembler à même d'apprécier les innombrables qualités qui le composaient.

Mais voilà que l'on commençait à s'agiter. Oh une fête pour son arrivée ? Trop aimable. Il en aurait presque rougit. Une demoiselle - plutôt plaisante au regard, la peau mâte et les yeux sombres - risqua une proposition avec un courage tout a fait admirable en vue des réactions de ses collègues. Après tout, sortir en boîte, quelle affreuse dépravation, pour des gens honnêtes et propres sur eux comme ils l’étaient certainement tous !

Morgan ricana, goguenard, devant la mine rébarbative et apparemment choquée de la deuxième dame de la maison, qui semblait s'opposer à tant de dévergondage. Le jeune homme aurait plaisamment parié qu'il y avait bien longtemps que la jeune femme n'avait pas pris le temps de s'amuser - bien trop sérieuse, malgré ses cheveux roses-bonbons qui juraient délicieusement avec les couleurs ternes de la pièces - et qu'elle devait se considérer comme une femme bien trop mûre pour se genre d'enfantillage. Les paroles mielleuses et la tentative de se dérober, que Morgan jugea tout à fait lâche, de l'homme barbu au nom à coucher sous un peuplier suffirent à faire comprendre au jeune journaliste où il était tombé. Et le discours, certes plaisant, du sorcier violet le fit rouler des yeux. Sawyer ne perdait rien pour attendre, lui et sa morgue injustifié. Il lui ferait ravaler ses paroles à ce détestable gazetier. Quoique... il se voyait bien dans le rôle du messie.

Et Fol Oeil, qui, comme toujours, semblait follement s'amuser…

"T'en fais trop Sawyer. Mais j'en viendrais presque à croire que tu es le moins étrange du groupe. Bien que tu nous pousses tous vers la débauche..."

Un sourire faussement joyeux, respirant le sarcasme, étira les lèvres fines du jeune homme qui plongea une main négligente dans sa veste à la recherche d'une cigarette. Il ajouta, en l'allumant du bout de sa baguette, avec une moue exagérément aguicheuse en direction d'Alys :

"Et vous auriez un lieu à nous proposer, Mademoiselle aux idées incongrues ?"

_________________
La vérité doit triompher.
Et moi avec elle, de préférence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Samaëlle
Sorcière


Nombre de messages: 266
Age: 27
Localisation: Londres
Emploi: Biologiste
Date d'inscription: 21/10/2006

MessageSujet: Re: La nuit est une fête   Sam 17 Fév - 22:42

Samaëlle dressa l'oreille. Avait-elle bien entendu? Adam Belial parlait d'un logement à Azkaban. Lui serait-il aussi possible d'en avoir un? La jeune femme savait qu'il était dur pour elle de trouver un logement adéquat, dont les voisins n'hurlent pas au scandale quand une mini explosion détruit le mur de leur living-room, lorsque le loyer subit quelques retards où lorsque des odeurs bizarres parfument le palier.
Elle demanderait à la fin de l'entretien.

La suite se passa très rapidement. Samaëlle ne se savait pas épiée avec autant d'attention pour que les moqueries retombent sur elle avec autant de vigueur. Elle se demanda si elle devait en rire ou en pleurer. Elle préféra ne rien dire et ne rien faire. Ils adhéraient tous à l'idée, sauf Belial qui essayait de se soustraire à la corvée par une excuse bancale.

La jeune femme résista longuement à la tentation de l'imiter, il lui fallut lutter contre l'envie de se lever et de partir en courant, d'abandonner tout ça et ceux qui se croyaient plus malins parce qu'ils aimaient se dandiner.

Les évènements qui suivirent lui donnèrent du fil à retordre. Elle se retenait pour ne pas rire. On aurait dit un concours de charme où le grand gagnant pourrait posséder Alys pendant une nuit entière...
Hilarant et pitoyable à la fois.

-Je connais une boite sorcière assez sympa! Elle est assez petite mais y'a une bonne ambiance, par contre... c'est français.

La seule chose que Samaëlle craignait fut qu'ils dusses utiliser la poudre de cheminette, auquel cas il était hors de question qu'elle se joigne à eux. Se montrer faible et atteinte ne lui plaisait guère. Pas après tout ça. Soupirant déjà en pensant à ce qu'elle allait faire, Samaëlle se mit debout, avança vers la porte, l'ouvrit et enfin se retourna :

-Quitte à finir mouillés à la fin de la soirée, autant se mettre dans l'ambiance dès maintenant. On retourne voir le passeur? Il sera peut-être intéressé par votre idée si génialissime...

Elle essaya de leur sourire, sans grand succès. A la place d'humains elle voyait une bande de loups affamés prêts à lui sauter au cou. Jamais elle ne s'était sentie si oppressée.

_________________
Le meilleur moyen pour apprendre à se connaître, c'est de chercher à comprendre autrui.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alys
Décédée


Nombre de messages: 43
Date d'inscription: 21/10/2006

MessageSujet: Re: La nuit est une fête   Lun 26 Fév - 12:03

Je tournai la tête de gauche et de droite pour voir où en était toute l’équipe. « Equipe » le mot me fit rire aussitôt qu’il me vint à l’esprit, nous n’étions, ne serions jamais une équipe ; juste des gens qu’on avait mis là, par hasard, pour former un patchwork des plus hétéroclites. J’adressai un sourire timide à Maugrey qui hocha vaguement la tête et me lançai dans le couloir. Pour finir dans mon idiotie je décidai d’aller voir le passeur sous le conseil de Samaëlle, après tout le ridicule ne tuait pas. J’approchai doucement de la barque près de laquelle il se tenait toujours (à croire qu’il bougeait jamais le bougre) et chacun prit place, au milieu du lac je glissai d’un air indécis :

-On sort en boîte, tu veux venir ?
-Non.

La voix était grave profonde, la réponse…peu étonnante, sans appel. Encore un magnifique échec d’Alys…wouhou, ça devait être ma soirée flop. Je n’osai même pas jeter un regard à Samaëlle, ne voulant pas croiser son regard réprobateur et de même évitai celui du n°5. Finalement, je me contentai de regarder mes pieds pendant quelques minutes avant de me lever avec impatience (et en menaçant de renverser la barque).

-Bon allez ! On bouge les gens ! Direction Le Néo-Paris.

Puis je situai du mieux que je pus une petite ruelle où ils devaient transplanner. Je n’attendis pas qu’on me réponde, qu’ils situent ou non je m’en foutais ; j’irai en boîte ce soir avec ou sans eux. Je pivotai sur moi-même et disparu dans un « pop » discret puis me retrouvai dans la ruelle. Là, aussi idiot que cela puisse paraître, je jetai un regard critique sur moi-même et fus heureuse d’avoir mis mon jean neuf qui mettait en valeur mes jambes et mes formes et d’avoir pris le temps de prendre un débardeur pour glisser sous mon pull ; au moins n’aurais-je pas l’air trop ridicule.

Les autres me rejoignirent très bientôt, je jetai un coup d’œil assez critique ; ouais… la mode ça pouvait pas être le truc de tout le monde. Je vérifiai que tout le monde était bien là et pris la direction de la boîte. Par chance, il était encore assez tôt et il n’y avait personne qui attendait devant l’établissement aussi passâmes-nous rapidement devant les deux gorilles qui avaient l’air plutôt gringalets mais qui savaient drôlement bien jouer de leur baguette (et étrangement nous n’eûmes aucun problème, il semblait qu’aucun du groupe de ne fasse trop ado.)

A l’intérieur des spots multicolores éclairaient une piste où déjà beaucoup se déhanchaient. Le décor représentait de façon plus ou moins réussi certains monuments de Paris (version carton-pâte) et les serveuses ne cessaient de circuler entre les tables dans des robes ridiculement courtes imitation années folles.

C’était une boite assez banale en vérité mais les cocktails y étaient véritablement délicieux et la musique, bien qu’étant de la musique de boîte de nuit, n’était pas mauvaise. Autre avantage indéniable : il y avait toujours une bonne ambiance. Restait à espérer que les quatre autres allaient pas tout plomber.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sawyer
Dépressif


Nombre de messages: 351
Age: 26
Date d'inscription: 20/10/2006

MessageSujet: Re: La nuit est une fête   Lun 26 Fév - 22:18

Numéro 7 semblait prendre les choses en main. Quittant l’ombre pour lui emboîter le pas, il ne put s’empêcher de pencher la tête sur le coté pour observer l’espace d’un instant, et sans aucune discrétion, le postérieure seyant dont elle était possesseur. Il lâcha son ricanement adéquat, sans pour autant attirer l’attention de la demoiselle, et la suivit les mains derrière le dos, chancelant dans les couloirs de Azkaban.

La question qu’elle posa au Passeur était, à défaut d’être censée, était téméraire. Ce dernier semblait être définitivement rangé dans le rang des asociaux en tout genre, et n’avait jamais relevé depuis que Sawyer le connaissait son fameux capuchon. Etait il laid à ce point ce corniaud ? Haussant les épaules, il continua de suivre Alys, après tout, c’est elle qui menait le groupe aujourd’hui.

- Bon allez ! On bouge les gens ! Direction Le Néo-Paris.

Le Néo-Paris ? Sawyer en avait vaguement entendu parlé. Une boîte sorcière rénovée par un riche français. Un peu huppé certes, mais les échos étaient très bon. Sean Murray lui en avait dit le plus grand bien, et il s’était promis d’y aller faire un tour un de ces jours, l’occasion ou jamais. On lui avait situé à deux pas de chez Ilfang, armurier de la famille royale depuis dix siècles.

Il transplanna et atterrit à une rue près de là où se trouvait Alys, et rentra dans la dites boîte de nuit. Il rentra, la suivit comme un brave toutou, apercevant deux videurs à têtes de gangsters, l’un se curant un ongle avec un couteau, l’autre passé sans baguette entre ses mains, inlassablement. Saluant le charmant comité d’accueil de sa main droite, il dépassa Alys et désigna une longue table vide.

- Me feriez vous l’honneur de vous soûler en ma compagnie très chère numéro 7 ?

Sans attendre, il s’assit au bout de la table et commanda une bouteille hydromel aux épices et une de rhum groseille. Il saisit un petit verre, le rempli, et le leva au groupe encore debout.

- Santé !

Et il l’avala cul sec, avant de s’en resservir un. Il allait voir si la demoiselle avait une bonne descente, il aurait tout le temps de danser ensuite.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://f-s-m.darkbb.com/Libre-Hors-RP-c2/Libre-f1/Chronologie-t50.htm
Jean Delacroix
Cramé


Nombre de messages: 132
Age: 33
Localisation: Dehors.
Date d'inscription: 23/10/2006

MessageSujet: Re: La nuit est une fête   Mar 27 Fév - 16:54

L’endroit sentait mauvais, la musique était trop forte et le décor parisien laissait à désirer. Bref, c’était à se demander ce qu’il avait bien pu lui prendre de rentrer dans cet endroit où des personnes se trémoussaient, se touchaient et suaient dans un beau méli-mélo de couleurs extravagantes à vous en faire mal aux yeux. Il passa une main nerveuse sur son menton et y rencontra le poil dru de son corps d’emprunt. Qu’aurait-il donné pour avoir emmener ses lunettes ? Au moins la vue de ces gens qui « dansaient » - si on pouvait appeler ça danser, lui aurait été épargné à défaut du bruit que produisait les musiciens avec leurs instruments tordus et leur gueule tatouée.

Maudissant encore sa mauvaise fortune, il s’installa au bar et commanda un verre. En attendant, il observa du coin de l’œil ses compagnons. Numéro Un, enfin Sawyer – puisqu’il devait les appeler par leur nom – était déjà attablé et sirotait un verre dont Jean ne savait de quelle matière douteuse elle pouvait être constituée. Les deux filles semblaient encore hésitées entre rejoindre la face de Joker coiffé comme un manche à balai ou se diriger sur la piste de danse. Ou bien elle ne savait pas quoi faire du tout. Morgan le journaliste les observait aussi les mains dans les poches et l’œil morne comme toujours. Bon et bien ils passeraient tous une bonne soirée visiblement… A part Sawyer peut-être.

Le barman arriva enfin avec sa commande. Jean regarda sa montre de poignée. Bien. Cela faisait presque une heure. Il farfouilla dans sa poche de veste et sortit un petit flacon de liquide vers de gris, versa son contenu dans le vert et but cul sec. Le polynectar avait toujours ce goût aussi désagréable même mélangé à de l’alcool. Heureusement il ne provoquait pas les douleurs et courbatures lorsqu’on le prenait quand on était déjà sous transformation. Pour faire passer la potion il demanda un autre verre et alla s’installer à la table de Sawyer qui sirotait tout content lui aussi un autre verre en lorgnant les filles qui dansaient. Au moins sa vulgarité avait un côté burlesque même si affligeant. Jean se demanda un instant comment un être humain pouvait se transformer en bouffon au rire tonitruant et à la mine barbouillée de traits.

Enfin, qui pouvait croire que Jean était un violent névrosé qui avait un penchant pour le goût du sang ? Personne probablement mais il n’en empêchait pas moins qu’il l’était. Que ne pouvait-il juger Sawyer pour ce qu’il était ? S’il lui au moins était heureux de jouer les simplets, à sa guise…

Le morceau de musique s’arrêta et pendant quelques secondes Jean put se reposer les oreilles. Celles-ci bourdonnaient tellement fort qu’il avait l’impression d’être sourd. Il but son verre et allongea ses pieds sous la table. Il ne savait pas pour les autres, mais lui n’avait pas l’intention de bouger d’ici de la soirée. Et il commanda un autre verre.

_________________
Hello.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Samaëlle
Sorcière


Nombre de messages: 266
Age: 27
Localisation: Londres
Emploi: Biologiste
Date d'inscription: 21/10/2006

MessageSujet: Re: La nuit est une fête   Ven 2 Mar - 13:55

Samaëlle avait suivit Alys qui endossait très bien le rôle de meneuse. Par chance, aucun n'avait protesté au fait de réemprunter la barque pour sortir. Lorsque la jeune femme avait posé la question au passeur, Samaëlle avait levé les yeux au ciel mais avait fini par sourire. Elle avait du culot, c'était divertissant.

Elle suivit attentivement les conseils du numéro 7 et transplanna dans ladite ruelle, peu après elle. Effectivement l'établissement ne se situait pas trop loin. Ils passèrent devant les videurs, Samaëlle leur jeta un regard morne. Malgré toute ses bonnes résolutions, le son qui leur parvenait de l'intérieur ne la tentait pas du tout.

C'était tout ce qu'elle avait imaginé, d'une propreté douteuse, de la musique à vous percer les tympans d'horreur et une bande de jeunes en rut se trémoussant ou buvant comme des trous. Samaëlle s'attendait à mieux d'une boîte sorcière, à croire que tous se liguait pour la conforter dans l'idée que ce n'était pas un lieu fréquentable.

Elle hésita un moment entre s'éclipser vers les toilettes et fuir ou aller s'asseoir avec les autres pour boire un coup dans des verres loin d'être transparent. Elle opta avec courage de rejoindre Alys et Sawyer qui commençait à boire.

La jeune femme s'expatria à l'autre bout de la table, commanda un lait de poule, rigola bien en voyant la tête ahuri de la serveuse et la rassura en demandant une bouteille de xérès.
Après deux bouteilles, elle s'approcha enfin des deux hommes restés attablés. Alys semblait se faire plaisir à danser comme une folle.

Cela lui rappela un unique et mauvais souvenir. Celui d'une bande d'ados apprenti magicien ayant eu accès à l'entrée d'une boîte de nuit pas très différente de celle-ci. L'alcool coulant à flot, les langues et les corps se déliant, Samaëlle ne faisant pas exception. Puis une pause pour les filles, besoin de se remaquiller aux WC. Un homme qui les attend à la sortie, son regard calculateur qui jauge chacune des filles puis en choisit une.

Une main, vive, qui attrape le poignet, une force titanesque qui entraîne la fille dans les toilettes d'hommes à côtés. Un regard menaçant semblant vouloir dire "Si vous parlez je vous tue." Une porte qui se ferme avec fracas et des cris, d'horreur, de douleur, des grognements de plaisir. Une bande de jeunes filles ne sachant pas quoi faire, restant pétrifiées.

Les cris qui cessent, la peur au ventre et les soi-disant amies qui fuient. Qui fuient devant l'atrocité, devant la peur d'être la suivante. Les poings inutiles serrés sur des baguettes magiques, quelques instants seulement pour mesurer son impuissance. Faire semblant de ne pas être au courant, se noyer dans la musique, danser jusqu’à s’épuiser pour effacer l’horreur de ses yeux et de sa mémoire.

Samaëlle, le visage emprunt de douleur, chassa ce souvenir. Elle secoua la tête, but une gorgée et se sentit mal. Cela faisait bientôt cinq ans que cela était arrivé, et autant de temps qu’elle n’y avait pas songé. Elle avait enfermé ce souvenir comme tant d’autres avec lui au fond de son esprit. Elle se leva, la main sur le ventre, sorti et vida ses tripes. Les hommes à l’entrée ne lui jetèrent qu’un regard méprisant avant de retourner à leur tâche.

Des larmes se mêlaient aux mèches de cheveux collant son visage. Il était temps de prendre de la distance avec ses souvenirs pour pouvoir les affronter. Elle alla se rincer la figure, se recoiffa, enleva son pull et son tee-shirt pour enfin être en débardeur. Son reflet lui jeta un regard goguenard, maintenant elle ressemblait à toutes les autres filles.

Revenant à la table des garçons, elle ne fit d’abord pas attention à la musique qui avait enchaîné la précédente. S’ils continuaient comme ça, ils finiraient ivre et complètement irresponsable. Sam soupira, en ce qui concernait Sawyer, elle doutait que cela apporterait un vrai changement dans sa personnalité. Pour ce qui était d’Adam, par contre, elle s’amusa à l’imaginer, plein de feu, dansant sur une table ou dans les cages…

Pour sa part, elle ne toucha plus à sa bouteille, elle se savait déjà à moitié dans les nimbes de l’alcool, lorsqu’elle avait essayée de marcher droit, il lui avait sembler faire un écart d’un mètre de la ligne imaginaire. C’est d’ailleurs sûrement pour cela et l’envie d’en finir avec son dégoût pour les boîtes de nuit qu’elle se surprit entrain de reconnaître la musique, entraînée par le rythme, se levant et agrippant un Adam mécontent pour aller danser. Avant qu’il ne proteste, elle lui adressa quelques mots :

-Il est malaisé de refuser une danse à une jeune demoiselle lorsque celle-ci vous le propose si gentiment !

Elle agrémenta sa phrase d’un clin d’œil charmeur et le tira à elle du plus fort qu’elle pouvait. L’alcool ayant décuplé ses forces ou non, il fut obligé de se lever. Pour Samaëlle, la soirée venait enfin de commencer…

_________________
Le meilleur moyen pour apprendre à se connaître, c'est de chercher à comprendre autrui.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean Delacroix
Cramé


Nombre de messages: 132
Age: 33
Localisation: Dehors.
Date d'inscription: 23/10/2006

MessageSujet: Re: La nuit est une fête   Ven 2 Mar - 19:11

Jean, toujours sous les traits de son alter ego Adam, en était à remplir son cinquième verre lorsqu’il s’aperçut que sa main se mettait à trembler. Non pas à cause de cette faim dévorante qui lui brûlait toujours l’estomac mais pour une fois dû aux effets de l’alcool sur le système de récompense situé quelque part dans son crâne entre l’hypothalatruc et le thalamachin… Il ne se souvenait plus très bien des noms mais Vaan le lui avait expliqué voilà bien longtemps.

Même s’il se sentait beaucoup plus léger et le poids de ses soucis beaucoup moindre, il gardait néanmoins les idées claires. Et, renfrogné à la seule pensée de devoir rester ici toute la nuit se versa finalement son cinquième verre et l’engloutit presque aussi sec. Puis, il allait s’en reprendre un dernier quand il s’aperçut que le liquide à l’intérieur de la bouteille ne semblait plus vouloir couler dans son verre. Il la secoua pour faire descendre le liquide mais celui-ci s’obstina à rester coincé entre le goulot et son verre. Puis, de ses yeux abrutis par la boisson il s’aperçut que le bouchon était toujours bien enfoncé et fermé hermétiquement la bouteille.

Le sorcier grogna un juron que personne n’entendit, englouti aussitôt prononcé par la trop forte musique, et entreprit de dévisser le bouchon. Enfin il se servit son verre et reposa lourdement la bouteille sur la table.
Soudain il se sentit comme soulevé, comme s’il s’envolait mais il s’aperçut qu’on venait simplement de le mettre debout et qu’on le traînait quelque part… Sur la piste de danse lui sembla-t-il. Trop ahuri pour protester, il se contenta d’un œil vide de regarder la tête enluminée de Sawyer s’éloigner de plus en plus avant de devenir un simple point lumineux complètement brouillé.

Quelqu’un lui souffla quelque chose à l’oreille mais il ne comprit pas vraiment. Trop forte la musique. Beaucoup, beaucoup trop forte. Une jeune demoiselle ? Ah très bien d’accord. Il regarda autour de lui. Où était-elle donc cette jeune demoiselle ? A part la main qui persistait à le tirer vers le bout du tunnel, là où on apercevait la lumière blanche il n’y avait personne. Et ça, ça, ce n’était pas une demoiselle ! C’était une… C’était une main. La main de qui ? Il n’en avait cure.

La musique continuait à poursuivre un rythme endiablé et la piste semblait de plus en plus proche. Titubant presque sous la pression de la main il se laissa conduite entre une meute de personnes ruisselantes de sueur, ballotant pieds et jambes qui ne cessaient de gesticuler beaucoup trop rapidement pour qu’il puisse suivre leur mouvement des yeux. Dans un demi éclair de pensée cohérente il se fit la remarque qu’il ne rentrerait sans doute pas chez lui en transplannant. Beaucoup trop dangereux. Il risquait plutôt d’atterrir en Russie ou dans un bled paumé en plain milieu de la cambrouse. Faudrait qu’il commande un taxi, ouais. Cette pensée l’irrita parce qu’il n’avait pas d’argent moldu sur lui. Le magicobus peut-être ? Non, il lui donnait la nausée et dans son état il dégobillerait certainement toutes les substances qu’il venait d’ingérer sur le sol, les fenêtres, ses voisins et probablement sur lui-même. Or il n’avait nullement envie que cela arrive. Bourré ou pas. Puis il fut happé par la foule, la musique entêtante et cette main, toujours cette même main qui le tirait au-delà.

Le front emperlé de sueur, le corps qui bougeotte dans tous les sens, la musique qui vous brise les tympans, les corps moites des autres qui ne cessent de se collet à vous, les pieds qui se déplacent dans une cadence effrénée, toujours plus vite, plus vite, encore et toujours. Il ne savait si un ou dix morceaux étaient passés mais il avait de plus en plus mal au crâne et se sentait nauséeux. La musique se termina dans un maëstrom de cacophonie discordante aux oreilles suppliciées de Jean. N’y tenant plus, il se dirigea en titubant vers la sortie sans se soucier de laisser sa partenaire sur le grill de la piste de danse.

Il avait le cœur au bord des lèvres lorsqu’il arriva enfin à s’extirper de l’ambiance infernale qui régnait dans la boîte. Il bouscula un des videurs et continua sa marche sur une dizaine de mètre avant de se plier en deux, les mains crispées sur l’estomac et les yeux révulsés il se mit à dégobiller les verres de trop qui lui pesaient sur l’estomac. Il se redressa avec la très nette impression d’avoir oublié quelque chose. Peut-être parce qu’il se sentait encore plus barbouillé que tout à l’heure ? Quelle mauvaise journée décidemment…

_________________
Hello.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alys
Décédée


Nombre de messages: 43
Date d'inscription: 21/10/2006

MessageSujet: Re: La nuit est une fête   Sam 3 Mar - 12:19

Je regardais mes « compagnons » investirent le lieu. Je fus ravie de l’entreprise de Sawyer, boire semblait une bonne option. Modérée, je me servis juste un verre de rhum… ce n’était que le début de soirée et je voulais tenir au moins un peu avant de finir totalement bourrée. Sawyer lui avait un rythme plutôt impressionnant et j’eus le bon sens de ne pas essayer de le suivre ; à ce niveau il allait tomber raide dans pas longtemps. Je fus surprise de constater qu’Adam le suivait sans rechigner, même Samaëlle. Je souris intérieurement, y’avait peut-être quelque chose à tirer de ces gens-là finalement.

Je me servis un deuxième verre sans toutefois m’asseoir ; s’ils croyaient que j’étais venue là pour rester le cul dans une chaise…ils se plantaient. J’ôtais mon pull en glissant un clin d’œil à Sawyer (que je soupçonnais d’être le plus fêtard) et me jetais sur la piste de danse. J’ondulais entre
les gens pour me frayer une place dans la foule.

Le rythme n’était pas mauvais et j’aimais cette ambiance, j’aimais la foule. Au loin je distinguais le groupe toujours adossé à la table et je retins mon soupir. Je sentis rapidement des mains se posaient sur mes hanches, c’était cela aussi que j’aimais dans ses endroits, la proximité et les rencontres qui n’aboutissent à rien. C’était flatteur d’être dragué.

-Vos amis ne semblent pas très enclins à s’amuser.

-Mes amis ne savent pas ce qui est bon !


Je me retournais pour faire face à un gamin d’une vingtaine d’année, il avait une belle gueule avec ses cheveux blancs mal peignés et sa clope au bec que je m’empressais de lui retirer. Son sourire en revanche ressemblait plus à une grimace suite à cela, ce qui ne manqua pas de me faire rire. Je me déhanchais lascivement en imaginant l’air outré des plus coincés de la bande…ouh que c’était laid de jouer de son corps quand on est une adulte responsable ! Je devrais avoir honte, sans doute, mais c’est loin d’être le cas.

Le gamin, ou plutôt Romain de son petit nom, était plutôt entreprenant ; il ne doutait de rien visiblement. Je retirais avec amusement sa main du bas de mon dos et lui adressait un clin d’œil avant de lui tourner le dos. Qu’il se trouve une gamine moi j’avais plus important à faire, il y avait un verre d’hydromel qui me faisait de l’œil depuis plus de cinq minutes.

Je rejoignais la table en jouant des coudes ; il n’y avait plus que Sawyer. J’haussais un sourcil de surprise et surprenait Adam et Sam sur la piste, peut-être les avais-je mal jugé, peut-être n’avaient-ils simplement qu’un coup dans l’aile… va savoir. J’attrapais une chaise qui trainait par là et m’asseyais à côté de Sawyer, remarquable, il tenait encore le choc. Je souris à cette constatation et prenant des verres de meilleure contenance nous servait. Un instant je me demandais où avait bien pu passer Morgan mais mon attention se reporta bien vite sur mon verre. Je le levais d’un air solennel et le tournais vers Sawyer pour lui proposer de trinquer.

-A nous ! La fine équipe !
Dis-je d’un ton où se mêlait sarcasme et provocation.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Samaëlle
Sorcière


Nombre de messages: 266
Age: 27
Localisation: Londres
Emploi: Biologiste
Date d'inscription: 21/10/2006

MessageSujet: Re: La nuit est une fête   Sam 3 Mar - 14:39

Finalement il semblait qu'Adam avait assez bu pour accepter son invitation sans rechigner. Il y avait maintenant un nombre impressionnant de personnes sur la piste de danse, son accès en devenait difficile. Elle ne lâcha pas la main de son camarade, de peur qu'il se perde dans la nuée. Elle le traînait toujours plus profondément dans la foule et stoppa enfin sa course. La chaleur de son corps montait, la moiteur ambiante l'atteignit aussi. Elle dansa comme elle avait dansé autrefois, sans retenue aucune, et Adam semblait faire de même.

Il lui fit cependant faux bond assez rapidement. Samaëlle pensait qu'il s'esquivait mais son teint verdâtre avant qu'il ne la laisse en plan ne laissait rien présager de bon. Samaëlle, sous l'effet de l'alcool, mit un temps avant de comprendre qu'il était malade. Lorsqu'elle eut enfin comprit, elle arrêta de danser, bouscula involontairement plusieurs personnes et réussit enfin à quitter la piste.

Il était plus aisée de savoir où il était allé que ce qui lui était arrivé. Deux choix: les toilettes ou l'extérieur. La jeune femme frissonna, pour rien au monde elle ne serait allé vérifié du côté des WC. Sortant précipitamment, elle se cogna contre un des videurs. Celui-ci semblait excédé et voulut prendre la parole.

-Désolée, j'ai pas le temps!

Et elle s'en fut en courant. Adam n'était pas allé très loin, elle le voyait, plié en deux, vidant ses tripes. Pour dire vrai, ce n'était pas un spectacle très réjouissant. Se souvenant de sa propre prouesse quelques minutes - ou quelques heures? elle ne savait plus trop- auparavant, elle se dit qu'elle était aussi passé par là et s'approcha.
Elle lui posa une main sur l'épaule, se pencha à moitié et s'inquiéta:

-Hey, ça va Adam? Tu veux marcher un peu? Allez viens, ça te feras du bien.


Il ne semblait pas trop dans son assiette, de peur qu'il ne s'effondre, elle passa un des bras de l'homme sur ses épaules et tenta de faire un pas en avant. Au début, surpris, il pesa de tout son poids sur elle qui faillit s'écrouler. Au fur et à mesure qu'ils avançaient, il trouva son équilibre et ils eurent bientôt moins l'air de canards boiteux. La nuit fraîche se fit soudain sentir sur les bras nue de la jeune fille qui frissonna.

Elle avait d'abord eut l'intention de faire un tour et de le ramener, mais en avisant l'entrée multicolore et bruyante elle douta du bien fondé de son idée. Ils continuèrent donc jusqu'à ce qu'elle reconnaisse les environs. C'était près de chez elle. Elle pourrait peut-être en profiter pour monter se chercher un pull, il faisait vraiment frais.

Le silence qui s'installa entre les deux jeunes gens devint pesant, très pesant. Samaëlle du s'arrêter, elle remarqua alors qu'Adam dormait sur place et que le poids qui pesait sur elle avait vraiment augmenté. Elle ne pourrait pas aller très loin ainsi. Elle eut une pensée pour la mission précédente.

Si ses souvenirs étaient bons, c'était alors le contraire. Elle était blessée à la jambe et il la soutenait pour l'aider, refusant de la laisser seule avec deux mangemorts dans un appartement désaffecté. Il y avait donc une chance que cet équipier là ai un bon fond. Si elle voulait avoir une chance de pouvoir se couvrir un jour, il fallait qu'il reste éveillé.

Elle se mit alors à lui parler comme jamais encore elle n'avait parlé lorsqu'elle était à Londres. Tout ce qu'elle faisait, tout ce qu'elle voyait était cité, elle changeait de ton, chuchotant, parlant d'une voix aiguë, parlant fort, pour que sa voix ne le berce pas. Cela semblait marcher assez bien. Elle s'arrêtait à chaque croisement pour se repérer.

Même s'il était quasiment dans un coma éthylique, sa présence la rassurait, traîner seule dans la nuit nuire dans une ville où des quartiers ne sont pas fréquentables n'était pas forcément plaisant.

-Tu as vu? Les étoiles dans le ciel! Cela faisait un moment que les nuages les cachaient au regard. On arrive. Je vais chercher un pull, je reviens.

Elle le laissa contre un mur, fit un pas et entendit un bruit de chute. Elle se retourna et vit Adam, allongé de tout son long dans la rue. Il semblait vraiment extenué. Sa façon de s'endormir comme un bébé à la lumière de la Lune le rendit presque beau. Samaëlle le releva et entra avec lui dans son immeuble. Par chance, l'ascenseur avait été réparé, et il ouvrit ses portes dès qu'elle l'eut appelé.

Septième étage, elle sortit ses clefs, ne prit pas la peine d'allumer la lumière, laissa Adam près du canapé et se rendit dans sa chambre pour prendre dans sa penderie le premier pull qui passait, copie conforme de celui qu'elle avait laissé dans les toilettes de la boîte de nuit. Lorsqu'elle revint dans la pièce qui servait de séjour, elle ne voyait plus l'homme. Intriguée, elle alluma la lumière et le découvrit, allongé sur le canapé, dormant comme un bienheureux.

Elle ria doucement, alla chercher une couverture pour le couvrir et décida que finalement, elle ne ressortirait pas de chez elle. La jeune femme ferma sa porte d'entrée à clef et s'affala sur son lit par la suite. Il était tard et elle avait bu, elle ne mit pas plus de trois minutes avant de sombrer dans un sommeil sans rêve.

_________________
Le meilleur moyen pour apprendre à se connaître, c'est de chercher à comprendre autrui.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sawyer
Dépressif


Nombre de messages: 351
Age: 26
Date d'inscription: 20/10/2006

MessageSujet: Re: La nuit est une fête   Sam 3 Mar - 14:59

[entre temps]
Sawyer se regardait dans le glace des toilettes. Il prit un petit tube en platique dans sa poche intérieur, et en renversa le contenu sur le rebord du lavabo. Donnant une forme verticale à la poudre noir, il approcha sa narine et aspira le tout. Il sentit alors un bien être intérieur, et se frotta vigoureusement les narines, avant de ressortir.[/entre temps]

Alys avait apparemment préféré danser tant qu’elle tenait sur ses jambes, Sawyer ne s’en fit pas ombrage, et s’amusa d’observer ses deux autres compagnons qui buvaient, certes à dose plus petite, même si Jean avait une bonne descente. Au bout d’un petit moment, ce dernier commençait néanmoins à sentir les effets de l’alcool, et ne put rechigner à suivre Samaëlle quand cette dernière profita de son état d’ébriété pour l’amener sur la piste. Sawyer se servit un autre verre, qu’il bu à la santé de l’alcool et de la débauche. Lors qu’il ne resta plus grand chose du contenu de ses deux bouteilles, il en commanda deux nouvelles, sentant toute fois qu’il avait bu de quoi assommer un taureau, et qu’il allait finir ivre mort s’il buvait les deux suivantes seules. Il chercha Morgan du regard, mais ce dernier avait disparut. Dans les griffes d’une jeune fêtarde ?

Alys revint s’asseoir en face de lui. Ouvrant la nouvelle bouteille d’hydromel, il lui en servit une verre plein avant de faire de même.


- À nous ! La fine équipe !


Sawyer se mit à rire, au moins n’était il pas le seul à aimer les sarcasmes. Il leva son verre à la même hauteur que sa partenaire.

- À nous, hin hin !

Et ils burent, cul sec par principe, avant que Sawyer s’empare à nouveau de la bouteille pour resservir les deux verres. Il put voir Jean s’éloigner rapidement vers la sortie, sans Samaëlle apparemment. Secouant la tête de gauche à droite, il haussa les épaules et releva son verre.

- Au plaisir de boire en votre compagnie très chère amie.

Ils trinquèrent et burent de la même façon le petit verre. S’essuyant le contour des lèvres, il commençait à sentir le sol se dérober sous ses pieds, l’alcool faisait enfin effet. Cherchant à nouveau Morgan du regard, il ne put voir que des jeunes sorciers, se trémoussant, et oubliant l’espace d’un instant la peur et l’anxiété que provoquait Lord Voldemort depuis plus d’un an. Il resservit une nouvelle fois les deux, verres, faisant couler quelques gouttes sur le coté, l’avala à nouveau, comme la dernière fois. Il posa alors le verre regarda Alys sous un nouveau jour : c’était au fond une femme très charmante, ses formes mises en valeur par son débardeur, et il avait déjà eu l’occasion de voir le bas.

- Voulez vous danser ?

Il se remit à rire et se leva, chancelant un peu, l’invitant à passer devant. Se tenant à la rambarde, il la suivit sur la piste.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://f-s-m.darkbb.com/Libre-Hors-RP-c2/Libre-f1/Chronologie-t50.htm
Alys
Décédée


Nombre de messages: 43
Date d'inscription: 21/10/2006

MessageSujet: Re: La nuit est une fête   Dim 4 Mar - 19:36

Je me frayais un chemin sans trop hésiter bien que ma démarche soit devenue plus qu'incertaine. Sawyer, me suivait de près d'une démarche assez semblable à la mienne... et à une grande partie des gens qui dansaient sur la piste. Je m'arrêtais en trouvant enfin un endroit où il restait un peu de place et attirait Sawyer en attrapant son poignet.

La chanson était rythmée et je me trémoussais avec énergie sans cesser de regarder l'étrange visage de mon compagnon. Au loin j'aperçus Romain et me prit à sourire, il semblait avoir trouvé de la compagnie...lui aussi. Mes yeux s'accrochèrent à la bague que je portais encore à mon doigt et je décidais (peut-être parce que j'étais saoule) de l'ignorer. L’alcool aidant je dansais sans aucune retenue jusqu’à ce qu’un « couple » me bouscule, mon équilibre étant rendu quasiment nul je manquais de tomber et me rattrapait au bras de Sawyer. Il était étonnement musclé et je m’empêchai de le lui signaler en lui adressant un sourire aguicheur.

Sawyer dansait merveilleusement pour quelqu'un qui a trop bu et je riais plus que de raison. La chanson suivante était plus lancinante et je me rapprochais de lui; n'avais-je jamais vu que, derrière sa façade de fou, il était bel homme? Je me surprenai à aimer ses cheveux violets qui dansaient au même rythme que lui, son maquillage même conférait au personnage une part d’excentricité qui ne laissait pas toutes les femmes indifférentes, j’en étais certaine. Il riait comme chaque fois que je l'avais vu auparavant et je le trouvais plus attirant. Je me glissais toujours plus près de lui et me frayer un chemin jusque ses lèvres où je déposais les miennes. Je prolongeais mon baiser un infime instant et m’écartai finalement de lui.

L’alcool me chauffait les joues et j’avais soudain la sensation d’étouffer, mais était-ce seulement du à l’alcool ? Je réfléchissais à toute allure au meilleur endroit pour finir cette nuit, ma foi bien plus sympathique que ce à quoi je m’attendais et m’interdisais sauvagement de penser au regard réprobateur de Maugrey. Nous riâmes tous les deux et je me hissais sur la pointe des pieds pour glisser une simple phrase à son oreille:

-J'habite chez une amie.

Je cherchais son regard pour voir sa réaction, voir s’il avait compris car je ne doutais pas qu’il songeait déjà à la même fin de soirée que moi. Je le sentis me tirer légèrement le bras et quittai sans regret la foule étouffante. Je le vis s'approcher d'une table et saisir une bouteille vide sans rien comprendre jusqu'à ce qu'il lance d'une voix étonnement claire vu son état:

-Portus

Je me serrai contre lui en saisissant le portoloin et profitai des quelques secondes pour lui murmurer :

-Vous êtes un génie, à votre façon.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

La nuit est une fête

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Renouveau :: Terre des Angles :: Londres-
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.